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 Sety Maelkran

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AuteurMessage
Sety Maelkran
- Civil ivrian -
Messages :
65

Date d'inscription :
14/08/2016


Mon personnage
Réputation: Corbeau
Célébrité: Habitant
Équipement:


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MessageSujet: Sety Maelkran   Mar 16 Aoû - 18:51



« Quel est le chant de la vie ? Le silence. »


- La confrérie noire-Skyrim






←Sety Maelkran→




Groupe : Empire Ivrians
Faction : Pas de ça chez nous !
Métier : Armurière
Sexe : Femme
Âge : 24 ans
Taille : 1m74
Poids : 60 kilos

Le Joueur

Ton pseudo/Prénom : Sety
Age : 22 ans
Ton arrivé ici : Au hasard sur un top-site
Ton avis : Bien construit et original
Ta disponibilité : Aléatoire mais aussi souvent que possible


(a) moi même

Caractère




Sety est une fille pour le moins austère et froide. Durant sa petite enfance, elle grandit ballotée entre crime et misère, voyant des choses qu'une fillette ne devrait jamais connaitre. Ces expériences ont fait d'elle quelqu'un de très taciturne, prudente et renfermée sur elle-même, ne se souciant que de baisser les yeux et faire ce qu'elle doit faire. Il est très rare de la voir entrer en contact visuel avec une autre personne ; seul quelqu’un ayant gagné quelque chose de sa part peut prétendre avoir  plongé leurs yeux dans les siens. Il en va de même pour ses mots, la jeune fille répondra toujours de la façon la plus concise et laconique possible à quelqu’un lui adressant la parole. Même les gens ayant fréquenté les bas-fonds de Cairn avec elle durant des années ne peuvent prétendre connaitre parfaitement le ton de sa voix, ni même si elle est capable de produire autre chose que cette voix monocorde et discrète qui accompagne chacun de ses rares mots. En de rares, très rares occasions, il arrive à Sety de rire, mais là encore, c’est un rire discret qui semble ne pas venir de sa gorge tant il est étrange. En dehors de ces quelques fulgurances, elle ne semble pas perméable à l’humour.
Sety est quelqu’un fait preuve d’une grande concentration dans les tâches qu’elle accomplit. Enfant, elle pouvait passer des heures à observer quelqu’un et le suivre pendant autant de temps ; ne serait-ce que pour lui voler un morceau de pain. Cette concentration se retrouve dans tous les travaux qu’elle doit accomplir. Dans la manufacture où elle fut recueillie, on la découvrit capable de rester dix heures penchée sur une pièce de métal pour parachever une gravure.
Les gens qui fréquentent cette fille peuvent se targuer de ne l’avoir vu se mettre en colère qu’une seule et unique fois en presque vingt ans. Sety ayant l’habitude de fuir quand les choses se compliquent et risquent de créer des conflits, elle se montre très coulante et conciliante afin de les éviter, faisant parfois même preuve d’égoïsme. Sauf exception, dans le cas où quelqu’un à qui elle tient est impliqué. Ce fut le cas lorsque que la jeune fille  avait tout juste 17 ans. Sa personnalité effacée fit place à une furie violente et déterminée, effrayante même.  Mais, heureusement, elle disparut presque aussi vite qu’elle était apparue.
 



Physique


Sety est une jeune femme assez grande aux cheveux blonds-châtains tombant en masse sur ses épaules et au visage fin, arborant toujours une expression neutre et un regard vide. Son corps est relativement musclé et souple. En dépit de sa vie dans la rue et plus tard dans l’armurerie, Sety ne porte que peu de cicatrices ou de traces. Sa peau est restée relativement douce et les seules traces de sa vie très manuelle sont sur ses mains, où des restes de cals ou de blessures sont particulièrement visibles.
Pour survivre dans la rue, les robes sont proscrites. Sety adopta la tenue par défaut de beaucoup de garçon, pantalon en cuir (pour les plus habiles voleurs) ou en toile avec une simple chemise. Quand son corps commença à devenir un peu plus féminin, elle déroba un corset dans une boutique. Ajoutez à cela une paire de bottes confortables et aptes à toutes les situations, vous obtenez la tenue « habituelle » de Sety ; même maintenant, alors qu’elle n’est plus dans la rue, elle refuse de porter une robe ou quelconque vêtement qui ne serait pas pratique. A sa ceinture, elle porte une épée légère ayant appartenue à son père adoptif, et une simple dague d’acier à la lame finement décorée.



Récit



Le plus ancien souvenir de Sety remonte à quand elle devait avoir six ans ; ce souvenir est celui d’une pluie battante et d’un goût de sang dans la bouche. La petite fille aurait très bien pu naitre ce jour-ci, seule la plaie douloureuse et saignante qui se cachait dans ses cheveux trahissait un passé dont elle ne gardait aucun souvenir. Sans nom, sans but ni mémoire, une petite fille se mit à courir dans les bas-fonds d’une ville inconnue et sale. Cette course ne fut que la première d’une longue série.

*****

Entre ses six et dix ans, la jeune fille sans nom fut contrainte de survivre comme elle le pouvait. Elle était loin d’être la seule enfant abandonnée dans la ville de Cairne. Au début, elle pensait que quelqu’un la chercherait, la prendrait en pitié, l’aiderait… mais ses espoirs furent vite déçus. Les bonnes gentes ne regardaient pas la misère et les gardes du corps faisaient en sorte que cette même misère ne puisse atteindre leurs employeurs ; plus tard elle apprit le fonctionnement de la société impérial et comprit que même mourante, personne d’une classe plus aisée ne l’aurait aidée.

Qu’importe que ce soit une petite fille en guenilles ou un homme ivre, tous les parias étaient traités de la même façon. Faire la manche pendant des heures ne rapportait souvent rien d’autre que des coups et des insultes de la part des commerçants ; leur position hiérarchique relativement faible leur permettant de ne pas ignorer les parias, si bien qu’au bout d’un moment, la petite fille opta pour un mode de survie plus dangereux et incertain : le vol.

La ville de Cairne était moins rigoureuse que le reste de l’empire sur le respect des traditions, surtout du point de vue religieux. De fait, elle est relativement plus  « anarchique » et se prête plus facilement au vol, surtout quand on sait que c’est un important nœud commercial qui permet d’éviter la capitale de l’empire. Autrement dit, c’était un paradis pour les gens qui souhaitent en profiter.

La population moyenne ne faisait pas attention à la misère et restait concentrée sur ses tâches, faisant d’elle une cible souvent facile. De plus, qui se méfierait d’une jeune enfant qui trainait dans le coin, surtout quand on décide que celle-ci n’a pas d’importance ? Les heures à faire la manche laissèrent place à des heures à observer faits et gestes. Quand Sety sentait que le moment de frapper était venu, elle fondait sur sa cible et repartait avec son butin. Cette technique alliant patience et rapacité fit que les autres gamins de la rue lui donnèrent le surnom de « Corbeau ».  Plus d’une fois, elle se retrouva pourchassée par la garde et passée à  tabac par un marchand plus rapide que les autres.

Mais elle revenait toujours, se cachant, affinant ses techniques, se dissimulant, créant des diversions. Il n’était pas rare de la voir travailler de concert avec d’autres enfants, mais à l’instant où le butin était répartit, elle s’envolait loin des autres.

Cette vie dura jusqu’à ses dix ans, du moins on suppose qu’elle avait dix ans. Sa tête commençait à être connue sur le marché et dans la ville, il devenait de plus en plus difficile pour elle de se nourrir et ses camarades de rapine devenaient de plus en plus violents dans leurs façons de faire. Mais Sety refusait de suivre cette voix, plus facile, qui l’entrainerait dans un cercle vicieux où se trouvait truands et gangsters. Tuer pour survivre n’était pas envisageable.

Heureusement pour elle, tout prit fin de façon abrupte un beau jour de printemps. Sety avait passé la matinée à observer un homme portant un masque dissimulant la partie gauche de son visage. Ce serait probablement une proie facile, la jeune fille s’imaginait déjà l’approcher par l’arrière gauche de son corps, en plein dans l’angle mort de sa vision, puis lui dérober sa bourse avant de courir, en restant toujours du côté gauche de la rue.

Mais alors qu’elle mettait son plan à exécution, ce fut une violente baffe qui cueillit Sety, à l’instant même où la jeune fille tentait de poser ses mains sur le petit sac en cuir. Finalement, la face cachée n’était pas une proie aussi faible que ce qu’avait pensé la jeune fille. L’homme leva la main, comme pour la refrapper mais lorsqu’il croisa le regard, son geste fut comme suspendu.En face de lui se tenait une petite gueule d’ange, qui n’avait pas mangé depuis des jours et dont la détermination brûlait dans ses yeux.

Corbeau essaya de se débattre pour échapper à la prise de l’homme et donna un coup dans le masque de celui-ci, dévoilant une face profondément marquée par de nombreuses cicatrices et une orbite vide à la place de l’œil. Cette vision horrifia pour ainsi dire Sety, qui cessa de se battre et, comme pour s’excuser, ramassa le masque qu’elle avait fait tomber dans sa lutte.

L’œil valide du mutilé s’éclaira et il dit d’une voix éraillée :

- Tu es un peu maigre ma petite, depuis combien de temps tu n’as pas mangée ?

- …

- Tu ne sais donc pas parler ? Tu n’as pas appris ?

- …

- Comprends-tu au moins quand je te parle ?


Sety fit un léger signe de tête pour confirmer qu’elle comprenait ses paroles. C’était une étrange personne, pourquoi lui parler ? Les autres se seraient contentés de la frapper ou d’appeler un garde, mais lui la regardait avec ce qui semblait être de la bienveillance :

-Tu es maligne ma petite, très maligne, mais tu n’es pas aussi douée que tu ne le crois. Tu étais tellement concentrée en me suivant que tu n’as même pas fait attention à paraitre occupée ailleurs. Mais, je… écoute, si je te proposais de faire autre chose ? Je vois que tu as faim et moi j’ai de quoi manger, mais j’ai aussi besoin de quelqu’un qui sait se concentrer. Si cela t’intéresses.

-…

-Tu as peur de moi ? Penses-tu que je suis en train de te monter une embuscade ? Je comprends. Ma boutique est dans le quartier des forges, sur la grande rue, tu pourras facilement t’enfuir si le besoin s’en fait sentir.


En temps normal, Sety aurait refusé cette invitation, mais elle n’avait pas mangé depuis deux jours. D’un petit oui de tête, elle accepta la proposition et suivit l’homme. Celui-ci n’avait pas mentit, son établissement était bien sur la rue principale du quartier des forges, mais il avait parlé d’une boutique et non pas d’une grande forge adossée à un atelier d’ornement.

C’était un quartier où elle se rendait peu car les gardes étaient extrêmement vigilants sur tout ce qui touchait aux armes. Tenter de dérober une arme revenait à s’ouvrir soi-même les veines si l’on se faisait attraper.

De cet endroit sortait une odeur de métal chaud et les bruits d’une foule de gens travaillant :

- Bienvenue dans ma fabrique, Brod’Steel. On y fabrique des casques, des masques, des armes, des armures, pleins de choses en fait. Nous travaillons pour les riches et les militaires, c’est une sacrée ironie d’ailleurs, car tu vois, il n’y a que des gens comme moi là-dedans, nous sommes tous d’anciens militaires ayant combattu le Qiang pendant des années.
Nos blessures nous ont rendu incapables de continuer le combat en première ligne, alors on nous a redirigés vers les lignes de ravitaillement et de soutient.C'était l'armuerie de mon frère, hélas mort de maladie. J'ai reprit le flambeau avec l'accord de l'administration. entre donc
!


En effet, une fois à l’intérieur de la bâtisse, Sety put voir que tout le monde présentait une difformité, mais ces gens allaient sans se soucier de l’apparence des autres. Certains étaient amputés, d’autres avaient des cicatrices, tous portaient des séquelles de guerres, même les quelques femmes présentes semblaient porter les stigmates des conflits.  C’était étrange, ils la regardaient, mais pas à cause de son apparence misérable, simplement car c’était une petite fille dans une grande Fabrique.

L’homme la déposa devant une table et revint quelques instants plus tard avec un gros bol de soupe et du pain. Sans se soucier de ses manières, Sety se jeta sur la soupe et l’avala goulument. Pendant qu’elle mangeait, Brody la regardait posément :

- Tu es une fille des rues, j’imagine que tu ne connais pas tes parents.

- …

- Tu n’es pas la seule dans ce cas, surtout dans cette ville. Il y a un scénario typique dirons-nous. Ton père était peut-être un soldat qui est mort à la guerre et ta mère, seule, fit ce qu’elle pouvait pour survivre. Mais une femme seule est une proie facile pour les gens peu scrupuleux.

- …

- Dis-moi, as-tu au moins un nom ?

- Corbeau.

- Mais c’est que tu parles ! Enchanté Corbeau, moi je m’appelle Brody Maelkran. Mais Corbeau n’est pas ton vrai nom j’imagine, c’est un surnom de la rue. Il te faut un vrai nom que tu peux afficher devant tous. Tu en as un ?

- Non.

- Voudrais-tu que je t’en donne un ?

- Je veux.


Brody se penchant en arrière, rajustant un peu son masque. Il sembla réfléchir quelques instants avant de murmurer une proposition :

- Ma femme s’appelait Sety, une fille aux oreilles pointues et aux cheveux blancs, une créature délicieuse que la maladie m’a enlevée trop tôt. Tu ne lui ressemble pas, mais elle était comme toi, déterminée. Je crois... Je crois réellement que ce nom t’irait bien. En plus, il est rapide à prononcer, toi qui n’aime pas parler.

Un nom, l’homme lui avait donné un nom, c’était la première fois que quelqu’un la considérait et lui montrait de sympathie. Les larmes montèrent aux yeux de la jeune fille. Alors que certains avaient un nom avant même la naissance, elle, elle avait dû attendre 10 ans. Brody semblait touché de la réaction qu’il venait de provoquer :

- Oh ! Ça te touche tant que ça ?

- Merci.

- Mais de rien… Sety. Écoute, nous aurions bien besoin d’une aide ici, pour faire un peu toutes les petites tâches. En échange, tu seras nourrie, blanchie et logée et tu gagneras un petit salaire.

- D’accord.

- Bien Sety, mais ici, sache qu’on s’appelle tous par notre surnom de guerre. Donc pas de Se-ty dans ces murs, mais quel nom voudrais-tu à la place ? Souhaites-tu garder « Corbeau » ?

- Oui.

- Corbeau ? Oui, donc tu seras Corbeau, notre nouvelle assistante et Sety, ma fille adoptive.


****

On peut dire sans doute que la vie de Sety changea radicalement ce jour-là. De gamine des rues, elle passa à fille adoptive et apprentie d’un armurier relativement respecté. Dans une autre ville, cette situation aurait fait scandale et tous auraient été lynchés par une foule hystérique devant un tel manque de respect envers les traditions.

Mais ici, à Cairne, tant qu’ils restaient discrets, il n’y avait pas réellement de soucis. Il y avait bien quelques personnes qui émettaient des commentaires désobligeants ou qui se comportaient mal envers Sety et Brody, mais ils étaient relativement inoffensifs.Le fait que le travail de Brody et de son entreprise soient efficaces semblait aussi jouer un peu dans la balance.

Sa vie était maintenant de faire les courses pour tout le monde, aider son père à gérer les comptes et apprendre à lire et écrire. Brody mettait un point d’honneur à éduquer sa protégée, avec un succès relatif. Certes, elle savait manger avec des couverts mais dès qu’elle le pouvait, elle les jetait pour manger avec les mains. Outre l’éducation faite par son père, deux autres personnes participèrent activement à la formation de Sety telle qu’on la connait maintenant.

Le premier fut Acier, elle était en charge de coudre le cuir et le tissu sur les armures. Un peu une mère de substitution pour l’enfant, ce fut avec elle que Sety découvrit comment s’occuper de ses cheveux, de s’habiller correctement, en théorie du moins car faire rentrer Sety dans une robe relevait du tour de force. Ou encore comment préparer à manger.

Préparer sa nourriture fut une des expériences les plus amusantes et favorite du petit corbeau, avec la coiffure. La première fois qu’elle fit un repas pour Brody, celui-ci faillit s’étouffer tellement le résultat fut immangeable. Ce qui provoqua une crise de rire à Corbeau et Acier. Ce fut d’ailleurs la première fois qu’elle riait depuis des années.

La seconde personne qui participa à l’éducation de Sety fut un petit homme aux cheveux blancs et aux yeux légèrement bridés. C’était Vent, c’est lui qui apprit comment graver le métal et obtenir de magnifiques objets. Il lui apprit aussi comment son père adoptif fut défiguré lors de la guerre :

- Le chef m’a dit que tu te demandais d’où venaient mes yeux ? Pourquoi ils n’étaient pas comme les vôtres ? En fait, c’est car je suis de Qiang, tu connais ce royaume ?

- Oui.

- Tu me parles maintenant ? J’en suis ravi ! Eh bien,  j’imagine que tu connais la guerre ancestrale qui oppose nos deux pays ?

- Oui.

- Brody m’a sauvé la vie il y a un ou deux ans. C’est d’ailleurs en me sauvant qu’il a eu sa blessure.

- Tu avais fait quoi ?

- Notre peuple est matriarcal, seules les femmes peuvent porter des armes et se battre. Nous, les hommes devons tenir la maison et faire des enfants à nos femmes. J’avais une femme qui se battait sur le front et j’ai obtenu l’autorisation de lui rendre visite. Mais durant le voyage je suis tombé amoureux d’une jeune soldate. Je progressais avec une colonne de renfort, en fait. Une fois sur place, ma femme a eut vent de ma relation avec cette jeune fille et… Disons qu’elle s’est énervée.

- Comment ?

- Plutôt que de me marquer comme un mari infidèle, tel que l’exige notre tradition, elle a essayé de me tuer. Avec mon amante, nous nous sommes enfuis, la désertion étant passible de peine de mort… Une patrouille nous est tombée dessus alors que nous étions dans la forêt Hai, c’est seul chemin non-surveillé pour quitter nos terres. Mon amante fut massacrée par les soldats et moi je ne dus la vie qu’à Brody et sa propre patrouille qui avait entendu le bruit des combats.

- Il s’est battu ?

- Oui, Il fut gravement blessé, alors j’ai tout fait pour lui sauver la vie, en
dépit de ses camarades qui voulaient ma mort. J’ai été fait prisonnier mais le chef du camp m’a relâché après que je lui ai dévoilé tout ce que je savais sur les forces de mon pays. De plus, Brody a insisté pour que je me mette à son service pour racheter ma faute. De fait, j'ai officiellement un statut qui pourrait s'apparenter à de l'esclavage.


Cette histoire fut la première d’une longue série sur la vie dans ce royaume depuis si longtemps ennemi.  Vent ouvrit aussi les yeux de la jeune fille sur la xénophobie de son peuple à l’encontre des habitants des autres pays. Mais comme il disait, on ne peut rien faire contre des siècles de traditions.

****

Les années s’écoulaient lentement et paisiblement dans la nouvelle vie du petit Corbeau. Ses talents pour seconder Brody devinrent rapidement indispensables et elle acquit une certaine renommée parmi les nobles de la ville pour la qualité de ses gravures. Vent n’eut bientôt plus rien à lui apprendre sur l’art du métal.

Sety restait cependant quelqu’un de renfermée sur elle-même. Plusieurs marchands, clients de Brody ou confrère armuriers, avaient proposé des rencontres entre leurs fils et Le corbeau. Mais à chaque fois, elle refusait de parler, ne comprenant pas le but de ces manœuvres. Finalement, ce fut Acier qui dû parler de cette chose tabou mais pourtant essentiel dans le fonctionnement du monde : les relations hommes-femmes :

- Tu as dix-sept ans Sety et tu es belle, tes cheveux sont magnifiques, tous les garçons que tu croises dans la rue se retournent pour te regarder. Tu comprends ?

- Oui, mais pourquoi ?

- Ils voudraient apprendre à te connaitre.


- Pourquoi ?


C’était en toute candeur que Sety posait ces questions, elle ne comprenait pas qu’elle était l’objet d’une profonde attirance sexuelle pour les fils de bonnes familles. Ce fut d’une voix chuchotant et gênée qu’Acier fut contrainte de lui expliquer :

- Ils veulent coucher avec toi, pour la plupart. Tu arrives à un âge où les filles commencent à trouver un mari et pensent à fonder une famille. Brody n’est pas tout jeune et son affaire est florissante, alors les gens pensent qu’en se mariant avec toi, ils pourraient prendre sa place. Vois-tu, comme il n’a pas de fils ce serait compliqué pour toi d’hériter de l’entreprise.

- Je ne veux pas.

- Oui, je sais et Brody ne veut pas non plus. Il veut que tu prennes sa place. C’est tout à ton honneur de refuser, mais plus tu refuseras, plus cette situation sera dure, les femmes seules ne sont pas bien vues ici.

- Je m’en fiche, je ne veux pas me marier.

- Je sais ma chérie. Je ne veux pas non plus que le corbeau que j’ai vu grandir se fasse briser les ailes.


Cette discussion se conclu sur cette note d’amour. Mais la conversation avait laissé Sety de mauvaise humeur mais ce ne fut que le début d’une mauvaise passe pour la jeune fille. Le soir venu, alors que le petit corbeau dinait avec son père, en silence, la porte vola en éclat et deux hommes armés de longues dagues se manifestèrent. Ils exigeaient l’argent et tout ce qu’ils avaient de précieux,  l’un d’eux cependant ne fut pas satisfait par cela. Il jeta un œil avide sur la jeune Sety et lança un regard plein de sous-entendus avant de dire à son compagnon :

- Miam ! Même s’il n’y a rien à voler, on ne sera pas venu pour rien !

- Je vais tenir face de moche en retrait, amuse-toi petit frère !


Brody qui n’avait pas réagi et était resté calme jusque-là, perdit son sang-froid et s’attaqua au plus proche des agresseurs. Sa longue expérience du combat lui permit de désarmer son adversaire, mais il se faisait vieux et quand l’autre se joignit à la rixe, Brody ne put résister et se prit plusieurs coups de dagues avant de s’effondrer. Au moment où les tueurs se retournèrent pour s’occuper de Sety, Vent entra dans la pièce armée d’une arbalète.

Les deux hommes prirent la fuite, laissant le carnage derrière eux.
Vent se précipita au chevet de Brody, mais il était déjà mort. Sety, elle restait catatonique dans son coin, ruminant ce qui s’était passé. Deux frères, Zao et Jyrs, elle les avaient reconnus. C’étaient deux autres enfants des rues, qui avaient choisi la voix de la violence pour survivre.

Le Corbeau était en colère contre ces deux personnes, elle voulait les voir disparaître de la surface de la Terre, elle voulait venger Brody. Il fallait que les deux souffrent autant que possible ! D’un bon, Sety se leva et dit d’une voix qui ne lui ressemblait pas :

- Vent ! Je les connais, allons les tuer !

Le Qiang semblait presque aussi en colère que Sety, mais pourtant, sa voix restait calme :

- Non, tu ne vas rien faire, ton père est mort. Nous allons le venger, mais toi, tu vas rester ici. Donne-moi le nom de ces hommes et dis-moi à quoi ils ressemblent. Je t’assure qu’ils se-ront morts avant minuit.

- Jyrs et Zao, grands, blonds, yeux verts, portent vêtements en toile brune.

Vent s’approcha d’elle et lui caressa la joue en murmurant :

- Je vais le venger, reste là, Acier va venir avec la garde. Tu leur diras tout ce qu’il s’est passé. D’accord ?


La jeune fille acquiesça mollement puis son ami sorti de la pièce. Ce fut la dernière fois qu’elle le vit. Le lendemain, la garde annonça que les corps des deux frères avaient été retrouvés, comme l’avait promis Vent.

Mais la colère de Sety ne diminuait pas pour autant, associée à sa tristesse, les réactions de la jeune fille se firent violentes et imprévisibles. Les gens de la fabrique avaient peur d’elle et les prétendants se firent discrets pendant ce temps. Il lui fallut presque deux semaines pour tarir le flot de larme de Sety et encore deux autres pour que sa colère se fasse plus sourde.

Finalement, le seul moyen pour le Corbeau de noyer ses pensées était de se plonger corps et âme dans le travail, ne laissant rien la distraire. Cela dura quatre années supplémentaires. Toujours aussi taciturne et prudente, Sety avait fait engager des gardes du corps et comprenait enfin pour les gens qu’elle voyait dans la rue étant enfante faisaient de même, elle comprenait maintenant pourquoi les  traditions avaient autant d’importance, car dans un sens, elles protégeaient les gens.

La transition entre Brody et Sety ne se fit pas sans mal, les employés n’eurent pas de soucis particuliers mais les acheteurs se firent plus rares et discrets dans un premier temps. La plupart n’étaient pas habitués à négocier avec une femme et trouvaient que cela allait à l’encontre des traditions du pays.

La situation se régla partiellement quand Sety se résolue à prendre pour époux le fils d’un marchand de bijoux très populaire.L’union n’était pas la plus heureuse mais elle était loin d’être la pire. Mory était un peu « un boulet », second fils d’un richissime bijoutier, l’armée l’avait chassé car il était très myope et très maladroit.

Son père ne voulait pas que son fils aille ternir un peu plus son nom en entrant dans les ordres, alors quand Sety vint lui proposer de l’épouser, il sauta sur l’occasion. C’était un bon moyen pour les deux de sauver la face, l’un sauvait sa réputation et l’autre pouvait pérenniser son entreprise.

Sety appréciait Mory car il cherchait toujours à faire de son mieux et se montrait très agréable envers les employés et Sety. Il savait pourquoi il était là et il connait sa chance. Il parvenait même à arracher quelques sourires à sa femme de temps à autre. C’était certes rare, mais cela arrivait. Quand Sety lui avait expliqué ce qu’elle attendait de lui, par exemple :

- Donc, tu voudrais que je sois un peu une potiche pour que les clients soient plus nombreux.

- Oui.

- D’accord, devrais-je mettre des bas en résille et un corset moulant ? Je suis certains que les hommes seraient tous fous de moi !


La vision de cet homme, dégingandé et pas spécialement beau, déguisé en catin de bas étages la fit sourire. Quand il apparut que Mory était quelqu’un d’efficace lors des négociations et qu’il remplissait à merveille son rôle. Sety se félicita encore plus de son choix. Il en était presque devenu un bon second. Au-delà même de son rôle initial qui était de juste sourire.


***

Maintenant, Sety est âgée de 24 ans. Son entreprise est florissante, en dépit de la paix toute récente, les commandes continuent toujours, en particulier des riches notables qui souhaitent toujours avoir la plus belle arme à disposition pour parader.  

Mory est heureux de sa situation, Acier et les autres employés continuent leur bon travail comme avant. Mais s’il y a bien une question qui tourmente Sety tous les jours c’est : « où est son ami de Qiang maintenant ? »
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Seena Cahill
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MessageSujet: Re: Sety Maelkran   Mer 17 Aoû - 14:41

Coucou ! Comme je te l'ai déjà dit, tout est OK pour ta fiche, je t'ai donc ajouté ta couleur et ton rang. Tu pourras commencer à RP dès que tu auras référencé ton avatar dans le bottin.

Concernant les items de ta fiche de personnage :
Célébrité : Tu es au niveau habitant. Cairne n'est pas si grand, ton armurerie marche mais n'est pas assez réputée pour justifier un autre niveau de célébrité.
Réputation: Nous avons conservé ton surnom de Corbeau, puisque ton personnage lui-même l'utilise.
Relations : Tu es neutre avec tout le monde. Les vols de ton enfance ont été oubliés.

Au plaisir de te croiser sur Noren !


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Sety Maelkran
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