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 Annexe : Histoire de l'Humanité

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- Divinité - Maître du Jeu -
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MessageSujet: Annexe : Histoire de l'Humanité   Sam 13 Fév - 3:03



Archives du Vidar 87-04
Projet “Mémoires au présent”
Hypno-archiviste : Polyxénia


Amboise d'Estaing
Amiral
Entretien du
19/04/2087
Modifications
verrouillées

Ces bips incessants vont me rendre fou… Les battements effrénés de mon cœur résonnent déjà à mes oreilles comme des tambours, et ces cliquetis à contretemps finissent de m’embrouiller l’esprit. Je ferme les yeux et tente de les ignorer. Je repense à ma mère et à mon frère, à qui j’ai dit adieu il y a seulement quelques heures.
Louis était recroquevillé dans son fauteuil roulant, son masque à oxygène rivé sur le visage. Il lui a fallu un vrai effort pour nous serrer dans ses bras, Élaine, Freya-Hope et moi. Je sais qu’il n’en a plus pour longtemps : son carcinome multiviscéral a presque fini de le ronger, comme il ronge près du tiers de la population mondiale. À côté de lui, notre mère est restée stoïque. Elle nous a embrassés et nous a poussés vers la sortie en nous interdisant d’être en retard. Elle ne voulait pas qu’on la voit pleurer.
- Amiral ?
La voix de mon second me fait sursauter. Je lève les yeux vers lui.
- Un message du poste de contrôle extérieur.
Je le remercie d’un hochement de tête et allume l’écran de communication. Le visage du général Duteil s’affiche. Je le sens tendu.
- Amiral, où en êtes-vous de votre côté ?
- Nous sommes prêts, mon général. Nous n’attendons que votre autorisation.
- Vous l’avez. Non, se ravise-t-il. En fait, je vous ordonne de décoller immédiatement. Ils viennent de passer le premier niveau de sécurité, vous avez juste le temps de filer avant qu’ils atteignent la zone de lancement.
Cette nouvelle ne m’étonne qu’à moitié. En fait, j’aurais même cru que la foule désespérée massée autour du site aurait réussi à y pénétrer bien plus tôt. Ce n’est pas qu’une bande de laissés-pour-compte désorganisés, il s’agit avant tout d’ingénieurs et d’intellectuels dont les candidatures n’avaient pas été retenues. Mais s’ils ont passé la première barrière, nous ne devons pas traîner : je ne voudrais pas qu’ils se trouvent sur le tarmac au moment du décollage.
- Nous lançons immédiatement la procédure, mon général.
- Bonne chance, amiral.
Il coupe la communication avant même que je puisse le saluer. Juste le temps d’inspirer à fond, et je me lève. Quand je prends la parole, je me force à garder ma voix la plus ferme possible.
- Vous avez entendu le général, n’est-ce pas ? Pas le temps d’hésiter. Je sais que vous pensez tous aux quatre Vidar qui ont raté leur décollage, sur les six qui ont été lancés ces dernières années. Mais nous ne serons pas le cinquième. Vous êtes les meilleurs dans votre domaine, nous avons répété cette procédure des dizaines de fois, nous n’échouerons pas. J’ai confiance en vous, messieurs-dames.
Je prends un instant pour regarder dans les yeux chacune des personnes présentes dans le poste de commandement.
- Tous à vos postes. Diffusez le message de départ 1 dans toutes les zones.
Ça y est, nous y sommes. Je sens tout le monde se tendre une fraction de seconde puis se mettre au travail.
- Message de départ 1, toutes zones, confirme un technicien à ma droite sur un ton à peine tremblant.
Immédiatement, une voix préenregistrée résonne dans la pièce, comme dans tout le reste du vaisseau :
- Votre attention, s’il vous plaît. Notre décollage est imminent. Veuillez rejoindre le point d’amarrage le plus proche et boucler vos harnais de sécurité. Les points d’amarrage sont indiqués par des néons de signalisation orange. En cas de difficulté pour attacher les harnais, appuyez sur le bouton d’aide se trouvant à gauche de votre siège. Nous vous tiendrons informés du déroulement du décollage. Votre attention s’il vous plaît…
Je n’écoute que d’une oreille distraite ces phrases que je connais déjà par cœur. L’appuie-tête de mon propre siège se met à clignoter mais je ne m’amarrerai qu’au dernier moment. Ce n’est pas tout à fait la procédure mais je tiens à avoir l’œil sur tout le plus longtemps possible.
- Confirmez étanchéité extérieure, ordonné-je.
- Test étanchéité extérieure lancé.
- Décompte des sièges d’amarrage bouclés ?
- Décompte des sièges d’amarrage : 60.848… 62.396… 79.261…
- Étanchéité extérieure vérifiée. RAS.
- 92.150…
- Aire de lancement dégagée, conditions atmosphériques optimales.
Les exclamations fusent à travers toute la pièce. Je retrouve l’agitation et le stress que j’ai connus tant de fois durant les exercices, je me sens de nouveau en terrain connu. Je maîtrise la situation.
- Vérifiez la température des moteurs.
- Moteurs chauds, prêts à démarrer.
- Amorcez l'allumage.
Quelques secondes plus tard, un léger vrombissement secoue le sol.
- Décompte des sièges bouclés ?
- Il stagne à 99.997, amiral.
Je regarde autour de moi. Toutes les personnes présentes dans la pièce sont amarrées, en dehors de moi. Ce qui laisse deux personnes non amarrées dans le reste du vaisseau. J'ordonne en soupirant :
- Moteurs en stand-by. Message de départ, 1bis. Toutes zones.
- Message de départ 1bis, toutes zones, confirme le technicien.
Le message préenregistré qui passait en boucle est remplacé par sa première variante :
- Votre attention, s’il vous plaît. Nous vous rappelons que tous les passagers doivent immédiatement rejoindre le point d’amarrage le plus proche et boucler leur harnais. Les jeunes enfants ne doivent pas être gardés sur les genoux de leurs parents mais assis sur leurs propres sièges. En cas de questions, veuillez utiliser les boutons d’aide situés à gauche des sièges.
- Amiral, nous avons localisé les deux personnes qui ne sont pas amarrées, intervient un technicien. Un couple. Ils ne trouvent pas de siège, je les dirige vers le point d’amarrage le plus proche. Ils y seront dans trois minutes.
Je soupire. Trois minutes de trop. Ce scénario a bien sûr été envisagé dans les exercices donc le problème n’est pas de savoir quoi faire. Seulement, aujourd’hui, nous n’avons pas la moindre seconde à perdre. Je ne veux pas que des civils se trouvent sur le tarmac au moment où nous mettrons les gaz.
Les trois minutes suivantes me paraissent horriblement longues. Tout le monde reste silencieux, les bips ont de nouveau repris le dessus. Je pense à Élaine et Freya-Hope qui doivent être assises sur les siège d’amarrage de notre appartement. Je me souviens qu’Élaine avait prévu de garder des livres et des poupées à portée de main pour distraire notre fille pendant le décollage, et je suis sûr que Freya-Hope a d’abord réclamé l’histoire de Karen la Sirène.
- 99.999 sièges amarrés, amiral, s’exclame enfin le technicien.
Il ne manque plus que moi.
- Reprise des moteurs. Enclenchez la gravité propre.
Tout à coup, mes pieds sont collés au sol, comme si mes semelles étaient aimantées au parquet.
- Gravité propre enclenchée.
D’un pas lent, solennel, je rejoins mon siège et boucle mon harnais.
Il ne me reste plus qu’un petit mot à prononcer pour sceller notre destin. Je pense à ma femme et à ma fille à qui j’ai promis un avenir meilleur. Je pense à mon frère qui va mourir, comme notre père avant lui et comme tant d’autres, à cause de l’état déplorable dans lequel nous avons mis notre planète. Je pense aux amis que je laisse derrière moi et à toutes ces autres personnes qui auraient tellement voulu embarquer à bord d’un Vidar mais qui ont été refusées. Je pense aux vaisseaux qui ont réussi leur départ avant nous et qui se trouvent maintenant Dieu-seul-sait-où dans l’univers. Et je me demande si nous sommes vraiment en train de sauver l’humanité ou si ces projets titanesques ne sont que les dernières convulsions d’une civilisation agonisante.
- Décollage !







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MessageSujet: Re: Annexe : Histoire de l'Humanité   Sam 6 Aoû - 14:46



Archives du Vidar 87-04
Projet “Nouveau Départ”
Historienne : Rosalba Venturi


Ryan K. L. Warine
Amiral par interim
Entretien du
21/08/2598
Modifications
verrouillées
/
J’aurais dû voir que quelque chose clochait. Comme ça allait être la première fois que je serais aux commandes, l’Amiral et la hiérarchie souhaitant admirer notre arrivée depuis le poste d’observation, j’avais passé des heures à planifier la manœuvre avec l’équipe de navigation et les militaires du Centre de Planification du Trajet. Nous avions répété les simulations un nombre inimaginable de fois et toutes donnaient le même résultat, si bien que je savais exactement quand nous devrions couper les gaz, quand et avec quelle force décélérer, quand sortir le train. Donc j’aurais dû me rendre compte que tout ne se déroulait pas comme dans le simulateur.
Le début de la phase de décélération s’est bien passé. Nous étions en train d’éteindre plusieurs moteurs, de façon à atteindre une vitesse compatible avec le voyage au sein de l’atmosphère. Il ne nous restait qu’à descendre encore de quelques centaines de mètres, juste sous la couche des nuages, puis à chercher une aire assez dégagée pour nous permettre d’atterrir. Mais tout à coup, juste après l’extinction des moteurs 7 et 8, le Vidar a été comme déstabilisé. Quelqu’un a crié qu’il s’agissait de perturbations atmosphériques, que ce n’était pas grave mais qu’il valait mieux s’harnacher. Nous avons diffusé le message dans tout le vaisseau et nous sommes exécutés sans trop y penser. Mais après l’arrêt des moteurs 5 et 6, les perturbations se sont aggravées et ont duré.
Et là, deux cris ont éclaté en même temps. Dans le poste de navigation, Gareth s’est exclamé que notre vitesse était bien plus élevée que prévu tandis que Haider Aubriant, depuis le CPT, me hurlait dans l’interphone de passer en oreillette. Ça ne pouvait signifier qu’une chose : que ce qu’il avait à me dire était trop grave pour que tout le monde autour de moi l’entende.
En l’occurrence, il m’a appris que pour une raison ou une autre, il y avait eu une erreur dans le calcul de la gravité et que donc tous les calculs relatifs à la manœuvre d’atterrissage étaient faux. Si nous perdions trop de vitesse, nous cesserions de voler et tomberions, comme un vélo sur lequel on ne pédale plus. Il fallait corriger ça mais sans semer la panique parmi l’équipage.
Me forçant à garder une voix ferme mais calme, j’ai ordonné de remettre les gaz et de redresser la barre mais c’était trop tard : les moteurs avaient commencé à refroidir, il leur fallait du temps pour redémarrer. Du temps que nous n’avions pas. Nous venions de passer les nuages et pouvions voir que nous nous dirigions droit vers la mer. Nous planions encore mais à peine. Le vaisseau tanguait, comme saoul.
Dans le poste de navigation, tellement de lumières clignotaient et tellement d’alarmes résonnaient qu’on se serait cru en boîte de nuit. Et en guise de DJ, l’amiral qui, via l’interphone, me demandait ce qui se passait. J’ai été obligé de lui répondre. Il m’a conseillé de lancer la procédure de redécollage, ce que j’avais déjà fait. Il ne nous restait plus qu’à prier.
La suite… J’ai envie de dire que vous la connaissez mais si je suis ici, c’est pour en parler, pas vrai ? Nous n’avons pas prié assez fort ou pas le bon dieu, puisque les moteurs n’ont jamais redémarré à temps. Une chance encore que Kriis ait réussi à redresser la barre et à nous faire arriver sur la terre ferme plutôt qu’au milieu de l’océan. Malheureusement, notre vitesse était si élevée que les trains d’atterrissage n’ont pas tenu et que le ventre du Vidar a raclé par terre. Et le point le plus bas du vaisseau était le poste d’observation.
Nous avons tout entendu par l’interphone : les bruits de verre brisé, les grincements de l’acier qui se tord, les cris de peur et de douleur. Suite au premier choc, et peut-être un peu grâce à la manœuvre de redécollage, l’avant du vaisseau a rebondi sur le sol et pendant une brève seconde nous avons tous eu le stupide espoir de redécoller. Mais après un instant passé comme en apesanteur, nous sommes retombés. Cette fois, nous avons entendu directement, et non seulement par l’interphone, le raffut et les hurlements. Nous nous sommes recroquevillés sur nos sièges, en position de sécurité, et nous avons attendu que ça se passe. Nous ne pouvions rien faire d’autre.
Quand nous nous sommes immobilisés, j’ai réclamé qu’on me fasse le bilan des dégâts. Je ne sais pas s’il était pire ou meilleur que je ne le craignais : les niveaux inférieurs avaient été pulvérisés et le Vidar s’était cassé en deux en son milieu. Plus de 40 % des habitations avaient été détruites ou gravement endommagées, et 20 % des zones communes. Cent neuf mille neuf cent soixante-dix-sept sièges étaient encore occupés, mais impossible de dire si ces personnes étaient en vie.
Durant les jours suivants, il a fallu s’adapter. Nous devions enterrer les morts, soigner les blessés, sans oublier de nourrir, rassurer, protéger tous les autres. Faire le bilan des ressources dont nous disposions, organiser notre sécurité, construire des logements pour ceux qui avaient perdu les leurs. Et remettre sur pied une chaîne de commandement correcte, vu que les trois quarts des responsables précédents étaient morts. Je prenais la tête de la Marine et Haider celle de l’Armée, jusque-là c’était indéniable, mais tous les autres postes restaient à pourvoir.
Alors voilà… Sept semaines se sont écoulées depuis le crash, et je crois pouvoir dire que les choses se sont stabilisées. Ce n’est pas paradisiaque mais nous avons trouvé un équilibre. Tout le monde a un toit, ne serait-ce qu’une tente, tout le monde a à manger et, du moins pour le moment, notre environnement ne s’est pas révélé trop hostile. Personne n’est encore venu à notre rencontre et à notre connaissance aucun de ceux qui se sont aventurés hors du camp n’ont trouvé de trace d’une quelconque présence humaine. Nous n’avons donc aucune idée du genre de peuple auquel nous aurons à faire ou de son niveau technologique – ou même si nous aurons à faire à qui que ce soit.
Quoi qu’il en soit, nous ne repartirons pas. Nous ne le pouvons pas et ne le souhaitons pas. Aussi terribles qu’aient pu être les circonstances de notre arrivée, nous sommes ici chez nous.





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