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 Livaro Sigerre, artisan verrier relocalisé sur la rive droite

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Livaro Sigerre
- Loyaliste -
Messages :
33

Date d'inscription :
11/11/2016


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MessageSujet: Livaro Sigerre, artisan verrier relocalisé sur la rive droite   Ven 11 Nov - 2:07




« [...] Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »


- DDHC 1789, art. 1er



←Livaro Sigerre→




Groupe : Naidien
Faction/Caste : Loyaliste
Métier : Artisan verrier
Sexe : Masculin
Âge : 63 ans
Taille : 1m85
Poids : 69kg

Le Joueur

Ton pseudo/Prénom : Vincent
Age : 30 ans
Ton arrivé ici : Top site
Ton avis : Excellent
Ta disponibilité : Lecture chaque jour, écriture une fois par semaine environ.


(a) Old man, par Gene Teh

Caractère


"Vous venez pour une commande ?", "Ne vous avisez pas de faire du bruit alors que je travaille." ou "Mmmpf..." sont généralement les premières phrases que les gens entendent lorsqu'ils rencontrent Livaro, lancées depuis le fond de son atelier sans même un regard.
Ayant une vision toute spirituelle de son art, le vieil artisan considère les autres au mieux comme une intrusion inutile et au pire comme une perturbation à sa concentration. Travailler le verre est sa façon de prier Dieu, et le reste n'est qu'accessoire.

Quand bien même son caractère, il ne porte porte aucun dédain sur le monde, chacun devant trouver sa place et réaliser sa destinée personnelle. Un respect tout particulier le lie au clergé par lequel s'exprime la voix de Dieu, et à la famille royale réprésentant l'idéal du citoyen Naidien.
S'il ne comprend pas l'attitude des nobles et des rentiers - comment peut-on servir Dieu si l'on ne produit rien par soi-même ? - il se refuse la plupart du temps à porter un jugement et à remettre le système en cause, tel n'étant pas sa vocation.

Cette acception paisible de l'existence se retrouve dans sa loyauté envers l'Empire d'Ivria, dont les liens (certes inégaux) politiques et religieux avec le royaume Naidii remontent plus loin que la Guerre sans Fin. Les Naidiens n'ont selon lui rien à gagner à se séparer du peuple avec lequels ils partagent le plus de points communs dans tout Noren.

On ne vit toutefois pas aussi longtemps sans laisser de traces et accrocher quelques amitiés dans son sillage.
Livaro lui-même ne l'admettrait jamais (si d'aventure il le remarquait enfin en réfléchissant plus loin que le bout de son atelier), mais étant l'un des plus vieil homme du commun de la ville de Tahele, nombreux le considèrent un peu comme leur grand-père d'adoption. Une figure qui a toujours été là, illustration d'une certaine forme noble de l'homme simple, pillier constant et rassurant de l'existence. Quand bien même ce pillier serait peu aimable et ne partagerait ses pensées qu'avec réticence !



Physique


D'un physique plutôt commun, Livaro Sigerre est un vieil homme dont la condition physique commence à lui échapper.
Par chance, il n'a rammené aucune séquelle de son service militaire sur le front dans le camp Ivrian. Et durant toute sa vie, il possédait cette force intérieure qu'ont les travailleurs manuels soucieux de leur corps comme ils le seraient de leur plus précieux outil.
Mais récément, ses muscles fins ont commencé à fondre, son dos a fini par s'incliner face à la gravité, sa gorge et ses poumons surmenés à force de souffler le verre se sont enroués comme un mécanisme en bout de souffle. Seuls ses cheveux et ses yeux clairs conservent une vivacité aiguisée, comme le reflet physique de ses facultés mentales encore totalement intactes.

Prudent et économe dans ses mouvements, Livaro explique son calme et sa passivité par une recherche de la perfection dans la simplicité du mouvement. Mais dorénavant nombreux qualifient plutôt la démarche du vieil homme de fragile et hésitante, dictée par son âge et non plus par sa philosophie.
Cette nouvelle faiblesse, subie, est sûrement la chose qui agace Sigerre le plus au monde. L'honneur d'un guerrier est souvent dépeint par l'image de sa mort sur les champs de bataille à force de vaillance, mais celui d'un artisan n'est parfois pas vraiment différent. La plus grande peur de Livaro Sigerre est de devenir trop faible pour continuer à exercer son art.

Sa situation actuelle, sur la rive droite, pèse sur ses conditions de vie. Louant une simple chambre dans une maison à étages où logent plusieurs familles, il l'a transformée en atelier sommaire pour continuer son métier, consacrant plus de place à ses outils qu'à son propre lit.
L'usure de ses habits s'en ressent, portant généralement de chaudes vestes souples parfaitement pliées mais poussiérieuses.

On peut le voir souvent dans les ruelles - faisant des allers-retours jusqu'à la forge pour chauffer son matériel ; attendant patiement au niveau du point - les procédures pour récupérer l'intégralité de son matériel tardant à se mettre en place ; ou mangeant le plat du jour au Héron qui Louche - seule arternative pour son budget du moment.



Récit


Livaro Sigerre parle rarement de lui, il est de ceux qui considèrent que les meilleurs histoires sont celles que l'on vit et non celles que l'on raconte.
Livaro a déjà vécu son histoire, et il ne semble lui rester qu'un long épilogue à dérouler tranquillement jusqu'à la dernière page.

Aussi loin qu'il se souvienne, Livaro avait toujours voulu travailler le verre. Il ne saurait lui-même dire pourquoi, parfois évoque-t-il le reflet des vitraux des temples sur la mer... mais au final, les raisons lui importait peu, il avait sa voie : résoudre les énigmes du verre, non celles des pourquoi.
Apprenti moyen, ce n'est qu'à force de persévérance qu'il maitrisa petit à petit les techniques de son art. Ne négligeant pas les tâches les plus humbles, Livaro prenait autant de plaisir et mettait autant de sérieux à faire des fenêtres qu'à souffler des vases excentriques ou qu'à tailler des longues-vues. Il n'y avait pas de sous-produits car le travail en lui-même était l'art et c'était à travers ce dernier qu'il servait Dieu en faisant profiter la société de ses dons.

Furieux de devoir s'éloigner de sa vocation pour servir Ivria, il partit faire son service militaire. L'absurdité de la guerre le frappa de plein fouet, pion inutile pour une armée Ivrianne trop entrainée et imbue d'elle-même, jouet facile d'une politique de supériorité sur la population Naidienne.
Il connut la peur face aux Qiangs. Il pleura pour ses brefs frères d'armes. Et il pleura aussi pour ses ennemis. Une fois assigné à la garde des prisonniers entre les séances de torture, il accepta la requête d'une Qiang de prier les dieux pour elle - une dernière fois avant son exécution. Il se demande encore s'il trahit ou non son Dieu à ce moment là, sans oser jamais l'évoquer face aux prêtres.
Quand il rentra enfin chez lui, il avait tué deux personnes. Il n'évoqua toutes ces histoires que rarement. Et il retrouva son travail avec soulagement.

Le hasard le rapporcha de la fille d'un de ses fournisseurs, Laetitia, et l'amour fit le reste. Un heureux mariage puis une heureuse famille lorsque Rinaldo vint au monde.
Une vie ordinaire, mais une telle vie était celle qui avait le plus de sens pour Livaro. Le bonheur n'était ni dans la gloire, ni dans des rêves lointains, il était simplement là, tout près, dans les choses simples.
La majorité de Rinaldo approchant, Laetitia urgea Livaro de faire usage du peu de réputation qu'il avait pour changer les choses. Il n'était qu'un artisan, endetté pour avoir acheté sa maison et son atelier, mais dont les oeuvres étaient assez reconnues pour que l'on parle de lui comme d'un homme honnête et sage. Une lettre pouvait-elle changer le destin des enfants Naidiens ?

C'est ce que l'on aime dire, au Héron qui Louche, lorsque l'on se remémore le discours du roi Alejandro pour l'abolition du service militaire. "Le destin des hommes est de servir Dieu, et Il en décide la manière." Une phrase attribuée à Sigerre, dans la bouche du souverain. Livaro aura été en son temps, peut-être, un acteur politique.
Mais changer le destin d'une nation n'est parfois pas suffisant, et les fils sont souvent des mystères pour leurs propres pères. Rinaldo ne comptait pas se laissé priver si facilement de l'honneur de servir et de devenir un homme par les armes, son coeur plein de l'héroisme de la jeunesse. Contre l'avis de ses parents, après moults conflits, il partit en Ivria s'engager comme volontaire.
Son avis de décès, transmis à sa famille pour ses bons services, parvint à Talehe 2 ans plus tard.

Il fut facile d'en conclure que le mariage ne résista pas à ce choc, entre un artisan plus que jamais absorbé dans son travail et une mère ayant perdue sa propre chaire.
Le divorce se passa sans encombre, les époux n'avaient aucune haine l'un envers l'autre, ils n'avaient juste plus rien à partager ni à se dire. Les Sigerre durent vendre leur propriété pour la séparation des biens, Laetita décida de recommencer une nouvelle vie à Taytambo et Livaro continua son travail, la véritable constante de sa vie.

Ces jours-ci, on appelle surtout Livaro "maître" par respect pour son âge, plus que pour ces oeuvres. Sans succès, il a essayé de transmettre son art à quelques apprentis - mais ils n'avaient pas "l'appel", selon lui. Le déplacement du vieil homme sur la rive droite n'émut pas grand monde, il n'était au final qu'un anonyme parmi d'autres.
Comme beaucoup, il loue une chambre dans une grande maison dû à la surpopulation de la rive droite après les déménagements forcés, et attend patiement la résolution administrative de la situation de ses biens laissés sur la rive gauche tout en constatant l'ambiance se détériorer parmi le peuple. Les hommes pronent l'indépendance comme justification aux troubles qu'ils provoquent et à la colère qu'ils alimentent. Ces jeunes se sont-ils déjà battus dans leur vie ? Ont-ils tant besoin d'une cause, au point de combattre leurs propres compatriotes pour se sentir exister ?
Servir Dieu et vivre dignement n'est-il donc pas suffisant en soi pour leur bonheur ?


Code par Elia-Ls


Dernière édition par Livaro Sigerre le Dim 13 Nov - 13:46, édité 1 fois (Raison : Orthographe)
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Seena Cahill
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MessageSujet: Re: Livaro Sigerre, artisan verrier relocalisé sur la rive droite   Dim 13 Nov - 16:51

Oy !

Comme je te l'ai dit, tout est ok, tu es donc validé Smile.

Pour ta fiche personnage :
relations : tu es a 650 avec les Ivrians et les Naidiens qui t'apprécient pour tes services et tes opinions. Tu es neutre avec les autres peuples.
Célébrité : Habitant, ton travail est reconnu pour sa qualité et tu es connu dans la ville.
Réputation : Tu es l'ancien, une sorte d'institution dans le quartier, on ressens une certaine affection pour toi lié à ton âge malgré ton caractère.


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Livaro Sigerre, artisan verrier relocalisé sur la rive droite
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