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 Il faut bien commencer quelque part [Sety]

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Eiranos Mnyson
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MessageSujet: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Dim 4 Déc - 0:37

D'abord, quelques déconvenuesavec Sety
Quelques jours avant le départ de la colonne d’Hinide.

De la saleté. Des façades à la chaux grise et craquelée, des rues encombrées de détritus, des odeurs intenables. Cairne était pire que tout ce qu’Eiranos avait imaginé, ou il n’avait pas choisi la meilleure porte pour y faire son entrée. Il remonta le pan de sa robe de bure devant son nez et avança précautionneusement, prenant garde à ne pas mettre le pied dans une flaque d’eau ou une autre substance moins ragoûtante.

Ses intentions étaient claires et fermes. D’abord, trouver où se loger et se nourrir. Puis s’armer. Il ne survivrait pas longtemps au milieu de truands s’il n’avait pas de quoi se défendre. Quelques couches de vêtements supplémentaires ne seraient pas forcément de refus, vu les frimas qui s’annonçaient, mais ce n’était pas encore urgent. Quoi que, si toute la cité était à l’image de la décharge qu’il était en train de traverser, il se mettrait peut-être sur les routes plus vite que prévu…

Il essaya de se raisonner. S’il commençait déjà à esquiver les difficultés, il n’irait pas bien loin. Surtout s’il voyait des difficultés où il n’y avait que de l’inconfort : ce qu’il constatait ne faisait que confirmer que les habitants de Cairne seraient les plus faciles à convaincre.

Heureusement, après quelques rues, l’environnement s’améliora un peu. Moins de crasse et de pauvreté, juste du désintérêt pour l’esthétique. Il put se trouver une auberge pas trop miteuse et au ragoût acceptable, puis se mettre à la recherche d’un armurier. Il passa devant deux échoppes mais les lames exposées ne lui plaisaient pas : trop brutes, trop grossières, tout juste bonnes pour des petits malfrats sans finesse. Malgré son budget limité (et qu’il devrait penser à renouveler, d’ailleurs), il jugeait tout de même mériter mieux que cela.

Il ne s’arrêta donc que devant la troisième armurerie qu’il trouva. La devanture était propre, soignée, avec une belle enseigne. Depuis la rue, on entendait le bruit du métal qu’on frappe et de grands éclats de rire. Eiranos entra.

Il faillit repartir aussi sec. L’intérieur ne correspondait en rien à ce que l’extérieur laissait imaginer. Ou plutôt, le bâtiment correspondait, mais pas ceux qui l’occupaient. Le premier visage qu’Eiranos aperçut était traversé par une balafre s’étendant de la tempe au menton. L’homme à ses côtés s’appuyait sur une jambe de bois, tandis qu’un peu plus loin, une femme cousait du cuir malgré ses deux doigts manquants.

Au milieu de l’atelier, une seule personne semblait entière et intacte : une jeune femme aux longs cheveux blonds. Elle examinait attentivement une épée que lui présentait un ouvrier dont l’œil gauche semblait absent. Mal à l’aise avec ces hommes et femmes estropiés, Eiranos se dirigea vers elle, espérant ne pas avoir de mauvaise surprise au dernier moment. Il s’éclaircit la gorge, se redressa pour essayer de cacher son malaise puis prit la parole :

- Excusez-moi, mademoiselle. Je viens pour acheter une lame.
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Sety Maelkran
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Mar 6 Déc - 22:25

La journée commençait bien, du pain avec de la confiture au déjeuné. Le carnet de commande de l'armurerie avait reçu de nombreux ajouts. Sety avait l'esprit détendu, dans quelques jours elle irait à Hinide pour livrer une nouvelle épée forgée par Janus. Ce borgne avait l'œil pour les finitions et c'est tout fier qu'il présenta son travail à une Sety à l'humeur radieuse. C'était une belle épée de spadasin, robuste et équilibrée à la perfection.  

Si le commanditaire avait du partir en guerre avec, il l'aurait fait et la lame l'aurait servie sans faiblesses. Sans fioriture, elle aurait été l'arme idéale pour une campagne. Mais maintenant, elle serait recouverte d'arabesques dorées et servirait à faire beau sur la hanche d'un noble. Ses qualités martiales seraient définitivement éclipsées par son physique avantageux.  Une fin un peu triste pour cette épée, mais le rôle de Sety dans la vie de l'arme était simplement de lui donner forme:

-Pas mal.

C'était un gros compliment de la part du corbeau et tout le monde savait que ce pas mal signifiait une grande approbation. Les deux armuriers échangèrent quelques mots sur les diverses étapes qui attendaient l'épée.

Dans ce genre de cas, les bruits de la forge devenaient comme une musique accompagnant la conversation.  Celle-ci ne fut pas perturbée par l'apparition d'un homme d'aspect banal. Le bougre ne semblait pas vraiment rassuré par les employés de Sety. Il aurait peut-être dû trouver un autre endroit alors.  Il se décida enfin à parler :

- Excusez-moi, mademoiselle. Je viens pour acheter une lame.

Le corbeau ne répondit pas immédiatement, elle finit l’inspection de l’épée puis la rendit à Janus :

- Soie bleue et argent plaquée.

- Lame plaquée ?

- Oui.

Cette « conversation » était les conseils qu’appliquerait Janus pour la décoration de l’épée. Ce n’était peut-être pas clair pour un étranger, mais pour lui c’était largement suffisant. Une fois que l’homme se fut éloigné, Sety se retourna vers le client et lui fit signe de la suivre, un peu à l’écart du bruit et des ouvriers qui semblait le mettre si mal à l’aise.

Avant de proposer une arme à quelqu’un il fallait le cerner. Sa tenue et son allure disaient de lui que c’était un prêtre. On pouvait se demander ce qu’il venait faire à Cairne et dans une armurerie de surcroît ! Continuant son inspection critique, Sety ne parla pas plus. Le silence s’étira encore un moment avant que celle-ci ne le brise :

- Prêtre. Dague, hache, rapière, ou épée ?

Une lame, n’avait-on pas idée de faire une demande aussi grossière chez un professionnel ! Elle planta là le prêtre pour se diriger vers le râtelier le plus proche. Il ne semblait visiblement pas riche, il n’aurait droit à des œuvres de basses qualités. Sety piocha deux dagues différentes, autant de haches et une demi-douzaine d’épées courtes de différentes tailles et formes. Elle les posa soigneusement devant le prêtre pour lui laisser le temps de les examiner. Il n’y connaissait peut-être rien, aussi Sety soupira intérieurement avant de se lancer dans un petit discourt, enfin pour elle :

- Vous n’êtes pas un soldat. Ni un guerrier. Vous devez avoir une arme pour la défense, pas pour le combat. Facile à dissimuler et à utiliser.

Elle lui présenta les dagues :

- les moins coûteuses, plus faciles à dissimuler mais les moins efficaces.  Elles sont en fer.

Ensuite elle désigna les haches :

- Peu couteuses, vous avez une meilleure allonge et des coups plus puissants. Moins facile à dissimuler et à manier.

C’était qu’une petite vente, mais une petite vente bien menée était toujours une voix de plus pour recommander Brod’Steel à la population. C’est pour ça que Sety proposa :

- Essayons, prenez une dague et faites quelques mouvements. Puis contre moi. Pas de risque, elles sont émoussées.

Sur ces mots, l’armurière s’éloigna de quelques pas pour laisser le temps au prêtre de se mettre à l’aise.
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Eiranos Mnyson
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Ven 9 Déc - 22:29

Ensuite, une petite mise à niveauavec Sety
Devant l’absence totale de réaction de la jeune femme, Eiranos se demanda d’abord si elle n’était pas sourde. Après tout, pourquoi serait-elle la seule valide dans cette cour des miracles ? Mais finalement, elle échangea quelques mots avec le borgne, qui s’en alla ensuite avec l’épée. Alors seulement elle se tourna vers lui et l’invita à la suivre dans un coin de l’atelier, où se trouvaient une table et des râteliers. Il s’attendait à ce qu’elle aille chercher le patron mais elle resta plantée devant lui et l’observa de haut en bas, plusieurs fois, avant de lâcher : « Prêtre. »

Le diagnostic était juste, ou presque, mais annoncé tellement sèchement que ça aurait presque pu ressembler à une insulte. Eiranos se redressa de nouveau de quelques centimètres. La question qui vint juste après, cependant, lui fit bien vite perdre toute sa superbe, ou du moins toute celle qu’il aurait aimé avoir. Dague, hache, ou quoi ? Il essaya de ne pas trop laisser paraître son doute mais l’armurière n’était pas dupe. Elle alla chercher plusieurs types d’armes et lui en présenta certaines, avec la patience d’une bonne commerçante mais une fermeté traduisant une légère irritation.  

Eiranos fit un peu la moue. C’était elle qui allait s’occuper de lui ? Il regarda tour à tour la femme et les armes, visiblement pas les meilleures de la boutique. Il eut la nette impression qu’on l’avait vite étiqueté et relégué au rang de client sans importance. Il se retourna avec l’idée de réclamer à ce que quelqu’un de compétent vienne s’occuper de lui, mais son regard ne trouva que les infirmes. Il fit vite le calcul. Mieux valait parler à une femme, en prenant ce qu’elle disait avec précaution, qu’à quelqu’un qu’on ne pouvait même pas regarder en face. Même si certains… Enfin, bref. Oui, une femme, c’était décidément mieux.

Il finit donc par suivre le conseil de l’armurière d’essayer une arme. Sans réfléchir, il posa la main sur la première dague qui se présentait devant lui, toute simple mais qui paraissait pourtant plus élégante que les coutelas grossiers aperçus dans les autres ateliers. Il n’avait pas l’impression de tenir un vulgaire morceau de métal : le cuir autour de la poignée était doux et s’ajustait bien à sa main, et l’équilibrage de l’ensemble était si parfait que la pointe semblait prête à bondir seule vers le cœur de son adversaire.

Jusqu’ici, Eiranos avait cru qu’aucune arme ne trouverait jamais sa place dans la main d’un homme de Dieu. Rassuré par ce premier contact, presque grisé, il se tourna face à la jeune femme, soupesa la dague comme un peintre observe les couleurs à sa disposition pour imaginer son œuvre future, et se lança. Avec une rapidité censée traduire l’assurance mais qui trahissait forcément sa maladresse, il avança son pied droit et fit trois grands mouvements de taille diagonaux. Au dernier moment, mû par un instinct dont il fut le premier surpris, il termina par un vigoureux coup de taille. Il garda sa position quelques secondes, le temps de contempler sa propre prestance, puis se redressa.

- C’est une arme très confortable à manier, jugea-t-il. Cependant, comme vous l’avez remarqué, je ne suis pas un guerrier. J’aimerais autant arborer une arme bien visible, qui servirait autant à me défendre si besoin qu’à décourager les petits malfrats.

Il reposa la dague où il l’avait prise et s’intéressa aux autres armes exposées là. Il n’avait pas oublié que l’armurière lui avait proposé de faire quelques mouvements contre elle mais il ne se voyait pas feindre un duel contre une femme aussi petite et chétive. Il s’intéressa plutôt aux épées. Certaines étaient bien trop longues à son goût, il savait qu’il ne saurait pas manier ces gaules. D’autres, massives, se rapprochaient à ses yeux de gourdins.

Ne trouvant rien à son goût, il se retourna vers les râteliers. Son regard tomba immédiatement sur un glaive à la lame en forme de feuille. Sa garde rectangulaire aux quillons courts et son pommeau rond étaient de formes simples mais gravés d’arabesques à la fois fines et relativement profondes qui leur donnaient de la légèreté.

- Voilà par contre quelque chose qui me conviendrait tout à fait, dit-il en s’avançant vers l’objet.
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Sety Maelkran
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Dim 11 Déc - 18:10

Oublie volontaire ou peur ? C'était la question que ce posait Sety en regardant le prêtre danser seul dans le vide. On aurait dit un enfant qui touchait pour la première fois une épée. Ce qui était probablement le cas, bien que l'enfant semble plus vieux que Sety pour le coup. Elle le laissa s'amuser un peu, mais ne dit rien, elle se tint silencieuse à quelques pas de l'homme. Il n'y avait rien à dire.

En revanche, l'armurière ne gouta guère à la réflexion, stupide d'après elle, que le prête fit sur les armes. Porter une épée à la ceinture alors qu'on ne savait pas s'en servir revenait à adresser un " attaquez moi" aux malfrats en question.
Certes, elle-même portait une épée sans avoir de réels talents pour l'escrime mais au moins elle avait une dague dissimulée dans ses vêtements, au cas où. Mais après tout, le client est roi et si Sety pouvait le convaincre de prendre une dague en plus, ce serait dommage de refuser.
Cependant, le glaive qui avait attiré l'attention du prêtre était autrement plus couteux les autres armes posées sur la table. Il était fait dans un acier de bonne facture et décoré comme il fallait. Une arme idéal pour un marchand relativement aisé où pour un mercenaire souhaitant être élégant. Sety regarda avec attention la lame virevolter au bout du bras du prêtre puis, dans une superbe impulsion, la jeune femme dégaina Wen ( son épée) et frappa avec force la lame du glaive.

L'arme sauta littéralement des mains de l'homme pour glisser quelques mètres plus loin, tendit que la gorge de l'homme s'offrait au file tranchant de Wen. C'était une démonstration éloquente de la faiblesse du prêtre.

-Mauvaise idée. Une belle arme attire convoitise. Vous montrer fait perdre la surprise.

Pour appuyer ses dires, elle rengaina son arme et sortit une dague de son serre-taille.

-Deux solutions: une arme qui ne se voit pas, soit une arme qui se voit et une petite au cas où.

La discrétion était, d'après la propre expérience de Sety, la meilleure des armes dans la rue et contre les malfrats. Discrétion, surprise et fuite. Si cet homme était réellement un prêtre, il ne savait pas à quoi s'attendre dans la rue.

-d'abords, une chose

Elle ne voulait pas s'étendre plus sur ses produits sans connaitre les moyens de son client. Ce serait une déception pour les deux si au moment de passer à la caisse il n'avait pas assez.

-Ce glaive, 80 palmes d'argent. Dague: 1 à 15 palmes d'argent.

Elle passa brièvement en revu les autres types de produits. La plupart des armes étaient largement plus cher que dans les autres boutiques de la ville. Sety jugea bon d'expliquer pourquoi et de vendre un peu plus ses armes:

-Nous vendons des armes de grandes qualités, technique de forge alliant légèreté Qiang et solidité Ivrianne. C'est cher, mais la plus mauvaise de nos armes est meilleure que la norme de nos concurrents.

Elle alla rechercher le glaive et le rendit à son client:

-Prêtre, que prenez vous ?
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Eiranos Mnyson
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Dim 18 Déc - 23:31

Puis les discussions sérieusesavec Sety
Eiranos ne se rendit compte que la jeune femme avait dégainé son épée que quand sa propre arme (du moins, celle qu’il s’était permis de prendre sur le râtelier pour l’essayer) sauta hors de ses mains. Le bruit de tonnerre qu’elle fit en tombant sur le sol de tomettes sonna, aux oreilles du jeune homme, comme un grand rire moqueur. Il regarda la lame inerte, son propre poignet encore secoué par le choc puis l’armurière avec un air choqué ; choqué par l’insolence de cette femme face à lui, lui qui était à la fois un homme, un prêtre et un client ! Près de son cou, le froid de l’acier lui picotait la peau.

Ce que l’artisan dit sur le fait de cacher ses armes et le prix de ses produits le fit un peu réfléchir, mais pas tout à fait comme elle devait s’y attendre. Certes, il pouvait difficilement se lancer dans une diatribe contre l’enrichissement des prêtres en arborant une épée coûteuse. D’un autre côté, maintenant qu’il avait vu et manié cet objet, il ne comptait pas y renoncer aussi facilement, et surtout pas juste parce qu’on le lui conseillait. Il pourrait toujours la cacher sous son manteau.

Le prix ne le surprit pas puisqu’il ne savait absolument pas à quoi s’attendre. Il ne s’était jamais occupé de l’intendance, à Muvaï. Sur sa route, il avait appris à se faire une idée des tarifs des auberges mais pas des armureries. Il calcula rapidement : il avait bien les 80 palmes réclamées, les moines lui ayant octroyé une coquette somme avant de le chasser, mais ça ne lui laisserait pas grand-chose. Il lui faudrait partir plus tôt que prévu pour les campagnes, où il trouverait facilement des fidèles qui accepteraient de le loger par pure charité. Ici, les habitants auprès desquels il avait essayé de jouer la carte de l’homme de Dieu lui avaient rétorqué qu’ils n’avaient rien pour lui. Tant pis pour eux.

Il prit soudain sa décision. Il se redressa de nouveau, les poings sur les hanches et un sourire sûr de lui sur le visage. Se remémorant les gestes un peu secs et les phrases laconiques de la jeune femme, il tendit brusquement le doigt vers l’arme qu’elle venait de ramasser et lança :

- Si je prends une dague, ce glaive : 50 palmes d’argent, .

Il n’avait pas l’intention de monter bien plus haut. Et si jamais elle refusait de descendre, ça lui ferait une bonne excuse pour ne pas la prendre.


Je prêche en #694E30
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Sety Maelkran
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Sam 24 Déc - 16:08

Le visage de Sety dans cette situation était comme toujours fermé et sans expressions. Cela ne l’amusait guère de ridiculiser cet homme. Mais la réputation de Brod’Steel était excellente, la rumeur disait que toutes personnes entrant là-bas ressortait avec l’arme qui lui faut et pas une autre. C’était vrai et l’armurière comptait bien entretenir cette tradition pendant un long moment encore. C’est pour ça que quand le prêtre tenta de négocier, Sety ne put réprimer un long soupire de lassitude. Chaque client était précieux mais là… On aurait dit un enfant pas sage, vraiment :

- 50 palmes pour le glaive ? Plus 15 pour la dague. 75 palmes d’argent au total.

Non, ce n’était certainement pas un marchandage honnête. Sety était prête à faire une petite remise quand la personne se montrait raisonnable dans ses propositions. Mais là, le prêtre semblait n’avoir aucune idée de la valeur des choses. Il voulait un glaive et mettre 50 palmes d’argent dedans ? Ce ne serait certainement pas celui-là !

- Mais, cette lame vaut 80 palmes d’argent, pas moins. Non négociable.

Elle lui reprit le glaive des mains et le reposa sur un râtelier. Cependant, elle en sortit un autre pour lui présenter. C’était le même modèle, forgé avec la même technique et d’un point de vue strict, il était aussi efficace que l’autre. La seule réelle différence se tenait aux gravures. Le premier était richement décoré, c’est ça qui augmentait sa valeur. Lui était en simple acier nue, élégant certes mais en rien conçu pour parader. C’était ce qu’il fallait pour un homme comme lui, enfin non, pour lui ce serait surtout une formation militaire qui serait nécessaire.

- La même arme, mais moins belle 80 palmes d’argent avec la dague.

Il ne restait plus qu’à espérer que le prêtre n’avait pas choisi le glaive pour sa beauté mais bien pour ses qualités car oui ce petit glaive en avait à vendre. Heureusement, Sety avait encore quelques arguments dans sa poche. Cela s’appelait le service après-vente :

- Les décorations sont rajoutées après la forge. Nous proposons un service d’enluminure pour toutes les armes vendues. Même très longtemps après la vente. Vous pouvez revenir pour la faire décorer, si vous n’avez pas assez pour une arme déjà décorée.

Sety se recula un peu et saisit une sorte de gros livre enluminé qui se trouvait bien rangée dans une vitrine. C’était un catalogue qui contenait toutes les gravures sur armes effectuées les quinze dernières années dans l’armurerie. C’était probablement un des objets les plus précieux de Sety car il contenait une mine d’or d’information.

En lui montrant ce livre, la jeune femme espérait convaincre le prêtre d’acheter l’arme qu’elle lui proposait sans chercher à marchander d’avantage. Elle refusait de baisser autant le prix mais elle trouvait très dommage de risquer de perdre une vente. Elle ouvrit alors le codex et invita l’homme à la rejoindre.
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Eiranos Mnyson
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Ven 13 Jan - 23:40

Changement de directionavec Sety
Eiranos n’avait pas grand espoir de voir son marchandage aboutir, mais il ne s’attendait pas à être repoussé aussi brusquement. L’armurière ne chercha pas à dissimuler son soupir ou l’incrédulité dans sa voix quand elle répéta son offre, ni même à entrer dans le jeu d’Eiranos. Elle se montra plus ferme que son acier. Elle rangea l’arme, l’éloignant de lui comme s’il n’était pas digne de la toucher. Il eut l’impression d’avoir fait une erreur : avait-elle pris sa tentative de négociation comme une dépréciation de son travail ?

L’alternative qu’elle lui proposa n’avait pas l’attrait de la première. Mais elle était lancée dans son explication et il n’osa pas l’interrompre. Il la laissa sortir son gros livre couvert de pattes de mouches et de croquis. Il y avait de très belles choses, des dessins évoquant une grâce et une finesse encore au-delà de celles qu’il avait vues sur l’épée. Fasciné par une de ces images, deux yeux qui le fixaient intensément, il tendit la main et effleura la page du bout des doigts.

Au cours de son geste, son regard se posa sur la manche de sa robe de bure. Et tout à coup, il réalisa quelque chose : son vêtement était grossier, crotté jusqu’aux genoux, déjà imprégné de sa sueur au col et tout le long du dos. Il n’aurait jamais dû être obligé de porter cela. Il avait d’abord cru que son renvoi du monastère était une étape nécessaire à sa nouvelle vie, son nouveau rôle au sein du monde, mais c’était faux. Il aurait pu tout aussi bien remplir son rôle, si ce n’est mieux, s’il était parti dans d’autres conditions.

Pourtant, il avait fallu que les choses se passent ainsi. Le chemin était tout aussi important que la destination, c’était un sermon auquel était rodé tous les prêtres d’Ivria. Il était temps pour lui de s’en souvenir et de comprendre ce que cela signifiait concrètement. Il avait déjà saisi qu’il ne pouvait pas mener à bien son action en arborant des objets luxueux, il commençait à entrevoir que c’était plus compliqué que cela. S’il pouvait se contenter de la simplicité, il n’aurait pas à eu à passer par toute cette violence. Qu’il ait tout perdu était la preuve qu’il fallait qu’il renonce à tout.

Rassuré par cette nouvelle certitude, son corps se détendit comme une outre que l’on vide et son visage perdit son expression forcée de mauvais camelot. Il referma lui-même le grimoire. Ce geste était censé signifier qu’il ne s’intéressait pas à ces frivolités mais devait aussi servir l’en convaincre lui-même.

- Finalement, je crois que je vais me contenter d’une dague, dit-il calmement. Quelque chose de très simple en apparence, mais une bonne arme tout de même.

Renoncer à la richesse était une chose, renoncer à sa sécurité en était une autre.  

Ne voulant tout de même pas donner l’impression de perdre le contrôle des choses, il se dirigea vers le râtelier et se mit à observer les armes exposées d'un air concentré.
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Mer 8 Fév - 19:42

Sety croisa les bras d'un air contrarié et leva un sourcil circonspect face au brusque retournement de situation et de comportement du prêtre. Le bougre semblait avoir enfin compris qu'il était pauvre et pas vraiment en position de force. Il avait l'air misérable et maintenant qu'il s'en rendait compte, l'éventualité de vendre un beau glaive s'envolait doucement. Dommage, mais au moins Sety avait fait preuve de professionnalisme.

L'homme ne se ferait donc pas détrousser pour une arme qu'il ne savait probablement pas utiliser. Une vie probablement sauvée et une réputation impeccable sauvegarder.

Le prêtre repartirait avec une simple dague, mais elle serait superbe et faite pour lui. Sety reprit le livre et le remit précieusement à sa place. Puis, l'armurière rejoignit l'homme devant les présentoirs d'armes. Faisait-il ça pour se donner de la contenance ? En tout cas, il regardait des rapières et non des dagues. Sety le prit par le bras et l'entraina devant un râtelier plus approprié. Maintenant que le type d'arme était arrêté, il convenait de trouver la bonne. Déjà, dans sa tête, Sety excluait les longues dagues et les dagues de lancée. Il lui fallait une arme courte, mais avec assez d'allonge pour impressionner les bandits armées de couteaux.

Le Corbeau saisit ce qui lui semblait un des meilleurs compromis et la fourra dans les mains du religieux. C'était trente centimètres d'acier de Cairne, affuté comme il fallait, raisonnablement solide et peu couteux. L'acier de cairne est un acier de qualité moyenne, il sert principalement à la fabrication des armes des colonnes. C'était le grand Général du même nom qui avait demandé la création d'un tel métal, compromis entre la facilité de fabrication et les qualités de celui-ci. En principe, Sety ne vendait pas d'armes en ce métal à des civils, mais depuis la fin de la guerre, il fallait bien se séparer de quelques stocks encombrants.

Trente centimètres, 200 grammes. Facile à cacher et utiliser. Idéal pour un usage occasionnel.

Elle laissa le prêtre examiner tout son saoul et alla chercher une sélection de fourreaux. Cuirs, bois, acier, tissus... rouge, bleu, noir... il y en avait pour tout les gouts et pour toutes les façons de porter l'arme. L'un d'entre-eux serait très probablement adapté, il s'agissait d'un fourreau-bracelet. L'engin se fixait à l'avant bras et permettait donc de cacher une arme dans sa manche. C'était relativement peu utilisé du fait du manque de discrétion si on portait des vêtement à manches courtes ou serrées au niveau des poignets. Mais dans le cadre d'un homme portant une soutane de prêtre, ça pouvait se montrer très efficace.

L'armurière lui saisit le bras gauche et entrepris de l'harnacher, sourde aux dires et râleries de son client. Plus il se débâterait, plus ce serait long et pénible et le temps c'est de l'argent !

Bougez plus !

Dans un dernier grognement, Sety fixa enfin le fourreau à l'avant bras du prêtre. Il ne restait plus qu'à mettre la lame dedans, mais ça c'était à lui de le faire.

Alors, vous aimez ? Le fourreau est offert.


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Eiranos Mnyson
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Ven 17 Fév - 17:44

Un accord, enfin ?avec Sety
Fixé qu’il était sur la résolution qu’il venait de prendre, Eiranos n’avait pas réalisé qu’il s’était placé devant le mauvais râtelier. Les lames qu’il fixait sans les voir étaient bien trop longues pour des dagues, il aurait dû s’en rendre compte seul. Il ne le remarqua pourtant que quand l’armurière le tira par le bras.

Il observa les armes avec un visage fermé, pour ne pas laisser paraître à quel point il était vexé. Il ne savait toujours pas trop ce qu’il voulait, alors il parcourait le râtelier du regard en espérant que quelque chose se détacherait. Heureusement, l’armurière prit l’initiative et lui mit de force dans les mains une dague. Elle était plus légère qu’il ne s’y attendait et était aussi bien équilibrée que la première. Ses lignes étaient simples, sans aucune fioriture, le genre d’arme qu’il aurait bien imaginée aux côtés d’un garde ou d’un soldat. Exactement ce qu’il lui fallait : quelque chose de totalement inesthétique mais pratique. Et viril, en plus.

Tout à coup, l’armurière lui saisit le poignet gauche et repoussa sa manche. Il essaya de se dégager mais elle tenait ferme.

- Qu’est-ce que… ? s’exclama-t-il, surpris. Mais lâchez-moi ! Qu’est-ce que vous faîtes ?!

Elle l’ignora un moment, maintenant sa prise, puis leva les yeux pour lui lancer un regard noir et lui ordonner sèchement :

- Bougez plus !

Eiranos resta pétrifié sous la dureté du ton, et il laissa la jeune femme fixer un fourreau de cuir sur son avant-bras.

- Alors, vous aimez ? Le fourreau est offert.

Il passa un moment à contempler le fourreau en question. Le cuir et le métal lui donnaient une dureté qui ne lui ressemblait pas – ou du moins, qui ne ressemblait pas à l’homme qu’il avait été, mais qui convenait parfaitement à ce qu’il devait devenir. La sensation était étrange : son bras s’en trouvait alourdi, le contact et la pression constante le perturbait. Il n’était habitué pas habitué à porter autre chose que des vêtements, sa ceinture, avec sa bourse et sa petite sacoche, et quand il le fallait un petit baluchon de voyage. Mais ça devait changer de toute façon. Une chose de plus à revoir.

Il inséra l’arme dans le fourreau et vérifia qu’elle tenait bien en place : c’était sa plus grande crainte, que la dague glisse inopinément. Voyant que ça ne risquait pas d’arriver, la lame étant bien ajustée dans son étui, il ramena sa manche pour cacher le tout et écarta un peu son bras pour observer le résultat. Quand il tournait le bras paume de la main vers le bas et même lorsqu’il le gardait le long du corps, le tomber lourd du tissu dissimulait totalement son attirail.

- Parfait ! déclara-t-il joyeusement. Je vous la prends.

Il desserra les cordons de sa bourse et plongea la main dedans. Tandis qu’il fouillait à l’aveugle, il réfléchit, puis décida de tenter sa chance :

- Sept palmes d’argent ?

C’était peut-être culotté, mais qui ne tente rien n’a rien.
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Sety Maelkran
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Mer 22 Mar - 20:10

Sans un mot, Sety observait le prêtre gigoter pour tester la lame. Elle ne pouvait retenir un mauvais rictus en le voyant ainsi. Il n'y avait pas à dire, ce prêtre serait probablement un des clients les plus ennuyeux et embêtant qu'elle n'aurait jamais vu. Toujours à négocier et râler, mais il fallait bien s'en accommoder... c'était le lot des marchands d'avoir des clients difficiles. Le Corbeau se fit donc violence pour ne pas sortir par la peau du cou cet homme insupportable.

- Sept palmes d’argent ?


Le visage de Sety, en principe neutre et sans expression, se couvrit d'une moue croisée entre un étonnement profond, un mépris équivalent et agacement sans limite. La paume de main sur Wen, elle s'approcha doucement de son client. Là tout de suite, elle avait envie de lui enfoncer son poing dans le ventre et de le voir se plier de douleur. Que ce serait agréable, que cela ferait plaisir, que ce serait bon ! Il était rare que Sety veuille frapper quelqu'un mais là ! Sans remords et sans hésitation elle le ferait s'il continu à remettre en doute son métier, son art !

15 palmes d'argent. Pas une de moins, pas une de plus.

Elle avait la voix froide et déterminée, dure et cassante. Il n'était plus question de négocier ni même de tomber d'accord. Il payait ses quinze palmes et il partait pour ne plus jamais revenir. Le Corbeau fit signe au prêtre de la suivre jusqu'à la caisse du magasin. Elle passa derrière le comptoir en bois massif et sortit un lourd registre. Dedans, il y avait le nom, le métier et les achats de toutes les personnes qui étaient passées par la boutique durant les 10 dernières années.
Sety saisit une plume, un encrier et regarda dans les yeux son client.

Le prêtre finit enfin par sortir son argent et déposa les quinze palmes sur le comptoir. Il était temps ! Mais c'est avec des gestes contrôlés qu'elle prit chacune des petites barrettes de métal pour les déposer dans une caisse dissimulée sous le comptoir. Ensuite, lentement et délibérément, le corbeau entra la date du jour, la dague, le métier de son client et le prix payé. Pour que ce soit parfait et complet, il ne manquait plus que le patronyme de cette personne si malpolie.

Donnez moi votre nom, prêtre. Après je vous donne votre facture et vous pourrez partir.
Il pourrait et devrait partir sans quoi Sety lui enfoncerait sa plume dans l'œil et appellerait la garde. Sans être experte, il lui semblait pourtant que la possession d'armes est interdite pour les religieux. Mais qu'il se rassure, les informations dans ce livre étaient purement confidentielles. Il faudrait un ordre du chef de la garde pour que le Corbeau accepte de dévoiler l'identité détaillée de ses clients. Quoi que vu comment ce type était énervant, elle pourrait faire une exception...

Alors ? C'est juste pour moi. Personne d'autre.
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Eiranos Mnyson
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MessageSujet: Re: Il faut bien commencer quelque part [Sety]   Sam 1 Avr - 22:13

Marché conclu !avec Sety
Raté… Son offre n’était pourtant pas totalement absurde : elle lui avait annoncé un prix entre une et quinze palmes d’argent pour une dague, il avait tapé au milieu de la fourchette. Bon, plutôt un peu en dessous, mais c’est le but du marchandage, non ?

Il ne comprit donc pas pourquoi la commerçante réagit de cette manière. Posant une main menaçante sur son épée, elle s’approcha et leva vers lui un regard glacé. Son ton, quand elle lui annonça son prix, ne souffrait aucune réplique. Eiranos, reconnaissant sa défaite, haussa les épaules et obtempéra sans honte quand elle lui indiqua de le suivre. Elle ne lui demanda plus rien mais une fois son lourd registre ouvert, ses yeux posaient sa question pour elle.

- Bien, bien, armurière, souffla Eiranos d’un ton las. Voici vos quinze palmes.

Une par une, il extirpa les pièces de sa bourse et les posa à côté du livre de comptes. Il hésita plus quand on lui demanda son nom. Il était tenté de mentir. Le nom d’Evelyn faillit franchir ses lèvres mais avec lui, une certaine douleur remonta et lui assécha la gorge, l’empêchant de le prononcer. L’armurière s’impatientait.

- Eiranos, annonça-t-il finalement, à contrecœur. Et je n’ai pas besoin de facture.

Pendant que la commerçante inscrivait consciencieusement son nom, il tira un peu l’arme de son fourreau et l’observa. Quinze palmes d’argent, finalement, ce n’était pas un prix exagéré pour un tel objet. Quand la femme devant lui releva sa plume, il rangea la dague, lui adressa un grand sourire et lança avec légèreté :

- Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous. Puisse votre atelier prospérer et vous apporter richesse et bonheur.

Sans attendre de réponse, il pivota sur ses talons et de se dirigea vers la sortie. Le poids nouveau à son avant-bras gauche était rassurant et avait même un petit quelque chose de presque jouissif. Il se sentait plus prêt que jamais à remplir son rôle auprès du monde.


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