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    le Mar 17 Jan - 23:46

    Bataille d’Hengsha

    - Merci à Sety Maelkran pour cette annexe -

    Récit de la bataille de la vallée d’Hengsha
    Défaite militaire majeure de l’empire Ivria face aux sorcières de Qiang

    Document de mémoire rédigé par Camis Julii, la première année du règne de l’empereur Aeron


    Trois cent quatre-vingt-sept ans avant la rédaction de ce document, nos glorieuses colonnes se sont enfoncées dans le territoire Qiang. Ces armées de femmes ne peuvent contenir la puissance des stratégies de Cairne ; du moins pas en se battant loyalement.

    En effet, cette année-là, un jour de printemps, deux divisions dirigées par le général Morighan prirent d’assaut un campement qiang situé dans la vallée d’Hengsha. Avec ses trois milles hommes, il espérait infliger de lourdes pertes aux quelques mille soldates qui bivouaquaient. Malheureusement pour lui et pour notre empire, il fit nombre d’erreurs de jugement qui se soldèrent par un massacre.


    Avant la bataille

    Combattre les Qiangs dans la chaine de montagne délimitant nos territoires n’est pas évident. Elles pratiquent un type de guerre très efficace à base d’opérations éclair, de harcèlement ou de sabotage. Les soldates fuient autant que possible les affrontements en terrain découvert, avec raison, leur doctrine de guerre se basant sur le talent supposé de chaque individu plutôt que sur le pouvoir de la discipline et du nombre. Les batailles des Rocheuses ou de Serizawa ont prouvé notre supériorité sur elles au combat au corps à corps.

    Quand ses éclaireurs lui rapportèrent la présence d’un campement faiblement protégé, divisé en deux parties, dans une vallée, Morighan pensa à une erreur tactique du commandant qiang. Il ne lui vint pas à l’esprit que c’était un piège : ce fut sa première erreur. La seconde fut de ne pas identifier la générale qiang, sinon il aurait su qu’il se battait contre la retorde Wu’Zetian, la meilleure générale qiang, celle qui avait repoussé nos troupes à Hei et Shiroyama.

    De plus, les éclaireurs avaient catégorisé ce campement comme une base secondaire où seulement de jeunes femmes semblaient présentes.

    Avec ces propres légions aguerris, Morighan pensait pouvoir les massacrer sans souci. Mal lui en prit, car si les filles semblaient jeunes, c’était en réalité des guerrières d’élites sélectionnées par Wu’Zetian en personne.


    Début de la bataille

    À l’aube de la bataille, nos troupes entrèrent par l’extrémité de la vallée. Celle-ci était assez large pour permettre un déploiement en double trident. Six colonnes de soldats devaient ainsi percer le cœur de l’armée adverse. Troisième erreur de Morighan : les enseignements de Cairne dictent que dans cette situation, seule une colonne, deux au maximum, doit être mobilisées. Envoyer toutes ses troupes fut la plus grave de toutes les erreurs de Morighan.

    Alors que les colonnes avançaient, les troupes qiang se replièrent en abandonnant tout dans le premier campement et sans même se battre. Une ligne se forma à la lisière du second campement, devant une rangée de balistes qiang jusqu’alors habilement dissimulées dans les tentes. Cette position stratégique se révéla cruciale car la légère pente qui menait aux balistes gênait les colonnes dans les déplacements.

    Morighan aurait dû opter pour une formation plus souple, sacrifiant un peu de protection au profit d’une meilleure mobilité. Il n’en fit rien, s’en tenant au double trident.


    La stratégie qiang

    Les balistes qiang ont la particularité de pouvoir être rechargées en tirant une roue dentée, un système très efficace permettant de tirer douze traits à la minute. Certes, ces armes sont légèrement moins puissantes que celles équipant nos propres troupes mais l’infernal rythme de tir compense ce handicap.

    Ces redoutables armes prirent les colonnes en enfilade, brisant les murs de boucliers et empêchant d’avancer en bon ordre. Les pertes s’accumulèrent vite mais le pire restait à venir.  En effet, des arbalétières firent leur apparition sur les flancs des divisions et lancèrent des traits enflammés sur le campement que nos hommes essayaient de traverser. On apprit plus tard par une prisonnière qiang que les tentes étaient bourrées de poix, d’alcools et de produits inflammables. Une véritable tempête de feu ravagea nos lignes et les rares survivants battirent en retraite.

    Dernière erreur de Morighan : plutôt que de plonger au cœur de la mêlée pour rallier ses hommes et sauver au moins l’honneur, il s’enfuit, laissant ses trois cents derniers hommes sans commandement se faire massacrer par les Qiang…


    Conséquence

    De nos jours, cette bataille est considérée comme la pire de toutes depuis l’époque de l’empereur Aldabar. De nombreuses erreurs ont été commises par le général et sa sanction fut exemplaire. Arrogance, mauvais choix et lâcheté, tant de crimes qui lui valurent une condamnation à mort sur place publique et le déshonneur sur sa famille.

    Dans le langage du peuple, Hengsha est un juron utilisé pour signifier « désolation ». Certains l’utilisent comme interjection lorsqu’ils se font mal. Le nom de Morighan est devenu synonyme de « faible, lâche, incompétent ».

    La technique des îlots, groupement de 105 soldats, fut élaborée à la suite de cette défaite, de façon à limiter les dégâts des balistes. On peut noter que cela fut efficace durant la bataille du col de Leyte, où nos troupes défirent les Qiang.

    Par Moses




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