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 Les larmes de Loyce [PV Alina]

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MessageSujet: Les larmes de Loyce [PV Alina]   Mer 3 Mai - 19:58

Tout cela avait débuté comme une journée normale, la compagnie était au repos dans Cairn et je passais comme à mon habitude le plus clair de mon temps à m'entraîner. Des gestes qui avaient été gravés dans mes muscles lors de mon enfance : parade, estoc contre-attaque...
Les gestes étaient quasi automatiques, et ce n'était pas mon adversaire qui auraient pu me faire sortir de cette habitude. Ce dernier était un vétéran et pourtant, il peinait à parer mes attaques. J'aurai eu beaucoup plus de mal contre un véritable chevalier, mais ici ce n'était qu'un homme ayant l'habitude de se battre.
Le combat se termina assez vite alors que je le désarmais d'une passe rapide de mon arme. Son épée se ficha au sol et il leva les mains en guise de réédition avec un petit sourire

-Pas mal champion, espérons que tu tiennes aussi bien l'alcool que ton épée.

Je lui fis un bref signe de tête avant de rengainer et de me diriger vers la Taverne qui nous servait de repère. L'alcool n'était pas cher et les prostituées à peine plus que l'alcool. Je n'avais jamais testé ni l'un ni l'autre, à peine si je restais assez longtemps pour reconnaitre le barman. J'avais l'avantage d'avoir ma propre chambre, enfin disons plutôt mon petit réduit situé juste à côté de celle de la commandante. Elle se servait de moi comme majordome la plupart du temps, car dans cette compagnie composée de la pire espèce de mercenaire, j'étais le seul à avoir un peu de manières. Ma chambre était, d'ordinaire, vide, car la plupart de mon matériel, je le portais en permanence, mais cette fois quelque chose avait changé. Loraythia était sur mon lit et me fixait avec de grands yeux que je ne lui avais jamais vus. Dans sa main, il y avait une petite lettre ouverte, dont le sceau en cire avait été brisé. Peut-être un nouveau contrat ? Elle n'était jamais venue me parler d'un contrat ce devait être quelque chose d'exceptionnel.

-J'avais promis d'être discrète à ton sujet, mais aujourd'hui un cavalier venant du sud-est arrivé. Il portait un blason que tu connaissais bien. Il m'a demandé de te remettre ça.

Sans autre forme de procès, elle me tendit la lettre, une de ses mains passant sur la mienne avec une affection que je ne lui connaissais pas. Je pris donc le papier, mes yeux passant avec appréhension sur le message.

"Enfant de Loyce, l'heure est au deuil
Votre Seigneur et maître est décédé en ce jour ..."


Il y avait un paragraphe entier que je ne pris même pas la peine de lire. Mon père était mort, c'était tout ce que j'avais besoin de savoir. Étonnamment, je pris cela avec beaucoup de détachement, pliant la lettre consciencieusement avant de la remettre dans une des poches de ma tunique.

-Un cheval est prêt pour ton départ, tu as des provisions pour la route.

J'aurai presque voulu lui dire de venir avec moi, car c'était peut-être la seule personne à qui je pouvais faire confiance, mais elle n'aurait jamais pu, car sans elle, il n'y aurait pas eu de compagnie noire et d'après ses propres dire, elle n'aurait aucun moyen de gagner son pain.
C'est donc à l'Aube du jour suivant que je partis pour Loyce. Il me fallut quelques jours pour arriver dans la région, je sentis ma région natale m'accueillir lorsque les premières brises glacées passèrent dans mon casque. Depuis Cairn, le paysage avait bien changé : les vertes prairie avaient fait place à d'immense champ de neige. La route se gelait au fur et à mesure et au bout de plusieurs heures à bonne vitesse, je finis par apercevoir les flèches de la Forteresse de Loyce. C'était une citadelle bâtie en haut d'une montagne, ses épais murs blancs formant une grande barrière impénétrable. L'ensemble était entouré d'un fossé qui avait la taille d'un ravin, et un immense pont en pierre reliait la forteresse au reste du continent. Je n'ai jamais vraiment pu donner la taille de ces murs, mais j'aurai facilement pu dire qu'ils étaient hauts de plusieurs dizaines de mètres, formant une cuirasse pour le pic montagneux. Des tours s'élançaient à l'assaut du ciel, des armes de siège étant clairement visible au sommet de celles-ci.
Des gardes en armure lourde patrouillaient le long des murs et ces sentinelles semblaient ridiculement petites par rapport à ces derniers. Je savais par expérience que ces mêmes armures étaient richement garnies de fourrure pour éviter aux hommes de mourir de froid.
Je passais le pont lentement sous le regard des sentinelles et des statues de mes ancêtres. Bizarrement, il me suffit d’enlever mon casque pour être emmené au palais sous bonne escorte.
Loyce, mon « chez-moi » ça faisait longtemps
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Alina d'Amboise
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MessageSujet: Re: Les larmes de Loyce [PV Alina]   Lun 8 Mai - 20:49

Il y a certains moments, certains instants, certaines réflexions que l’on n’oublie jamais dans notre vie. Du détail le plus anodin à un événement marquant notre inconscient décide de son propre chef ce qu’il retient ou non, ce qu’il « sélectionne ». Même en n’ayant aucune idée des lois régulant ce mode de sélection, je sais pertinemment que le moment que je m’apprête à vivre fera parti de ces « souvenirs inoubliables ».  

Devant moi se dresse la forteresse de mon enfance, je serre la lettre annonçant la mort de mon père biologique dans ma main comme si ce simple bout de papier pouvait me protéger. Le château me semble plus imposant et froid que dans mes souvenirs, comme si il s’était vidé de toute joie avec le temps.  En franchissant la porte un frisson me glace le dos, une foule noire et lugubre est déjà formée prés de l’entrée. Toute en relevant la tête je me glisse à travers la foule essayant de scruter tous ces visages connus. Je ne suis pas là pour mon père mais pour lui.

Lui c’est ce frère qui ne connaît surement pas mon existence, c’est cet homme que petite j’aimais et admirais. Le revoir est un réel pari : dois-je me présenter comme sa sœur ou comme une simple amie de la famille ? Se reconnaitra-t-il dans mes traits ? Mes yeux pétillent d’excitation à l’idée de le revoir, ce qui n’échappe pas à ma voisine qui me lance un regard désapprobateur. Ne voulant pas attirer l’attention je baisse le regard et regrette de ne pas pouvoir dissimuler mes cheveux qui contrastent fortement avec tous ces habits noirs.

Au bout de quelques minutes d’attente la porte principale s’ouvre et la foule plonge dans un silence religieux. Chacun essaye d’apercevoir ce qu’il se passe mais personne n’ose bouger. Des chuchotements reprennent, brouhaha incessant, toutes les conversations sont portées sur l’héritier de la famille Loyce, chacun veut voir son visage, moi la première.
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MessageSujet: Re: Les larmes de Loyce [PV Alina]   Lun 8 Mai - 23:14

Il y avait du monde, beaucoup trop de monde. J'avais imaginé des funérailles privées, mais voilà qu'à peine arrivé, il me fallait me présenter devant les autres nobles.
Un homme avait tenté de m'habiller pour l'occasion… Des vêtements amples et pompeux qui ne m'inspiraient que du dégoût, ce fut donc avec un agacement non dissimulé que je le renvoyais pour m'enfuir au seul endroit que je voulais vraiment revoir.
Il y avait un lieu dans cette forteresse, un lieu connu et pourtant interdit à beaucoup de monde. C'était une grande salle segmentée où les chevaliers de Loyce gardaient leurs montures.
Par nature, l'espace n'était que très occupé, et je me retrouvais bien vite devant un des enclos. Je n'étais pas parti depuis très longtemps et pourtant cela me semblait faire une éternité…
J'entendais des grattements et des halètements au-delà de la porte. Sans vraiment de précaution, je l'ouvris m’engouffrant dans la pièce. Un vent froid me gifla le visage m'aveuglant momentanément. Je ne pus qu'à peine ouvrir les yeux avant qu'une masse ne me renverse.

C'était une boule de muscle aux poils blancs, qui m'écrasait littéralement.
Je pus tout juste me retourner pour voir l'imposant loup géant qui se tenait au-dessus de moi. Ce dernier grognait de façon menaçante en me regardant.Très lentement, je retirai mon gant pour l'approcher de sa truffe. Cette dernière s'approcha doucement et je sentis l'animal sentir mon odeur.
Il ne lui fallut que quelques secondes pour me reconnaître.

-Et oui, mon vieux Sif, je suis de retour.

Les retrouvailles durèrent une bonne heure, une bonne heure que je passais a m'occuper de Sif, C'était un loup d'Irsh que j'avais trouvé enfant au pied d'une montagne et que j’avais ramené ici.
Ça avait été d'après-beaucoup un très bon présage, mais au-delà de tout ça, il avait été mon seul ami pendant toute mon enfance.
Ce fameux père qui ne m'avait utilisé que comme tremplin pour sa gloire m'ayant isolé du reste du monde.

Le chambellan finit par venir me chercher, la cérémonie semblait ne plus pouvoir attendre. Il me ramena dans mes appartements, mais cette fois, le gros loup nous suivit. Personne n'aurait de toute façon pu se mettre devant sa route. C'était un animal conscient qui avait retrouvé son maître et qui ne comptait pas le laisser s'enfuir comme ça.
Sif s'installa donc au pied de mon lit alors que le chambellan m'apportait une série de tenues de cérémonie.
Cette chambre était l'ancienne de mon père, elle était donc à moi maintenant…
Mon regard fut attiré par une armure de cérémonie posée dans un coin de la pièce. C'était un modèle qu'avait porté mon père pour ses visites à la capitale.

-Celle-là !

Dis-je en montrant d'une doigt la grosse plate. L'homme commença par refuser avant de s'apercevoir que je ne sortirai pas autrement.
Il me passa donc l'armure complète sous le regard attentif de Sif. Je pouvais lire toute la joie dans ses yeux ainsi qu'un certain amusement.
Il nous fallut une nouvelle heure pour être prêt. Ma tenue était une suite de plates en acier gravées à l'argent pour former les motifs de la famille. Cette dernière allait de pair avec une imposante cape rouge que l'on m'accrocha aux épaules avant de me pousser vers la salle.

Je marchais lentement, dissimulant difficilement mon appréhension. Le grand loup me suivit au petit trot.
Finalement, je me retrouvais devant les lourdes portes de la salle. Après trois respirations, je les poussais, découvrant ainsi une grande assemblée. Tous les yeux se fixèrent sur moi. Et je n’eus d'autre choix que de marcher le plus dignement possible vers le trône. Le casque sous le bras, je passais le long de ces nobles qui n'avaient aucune identité pour moi avant de m'asseoir pour tous les observer.
Le plus pitoyable dans cette cérémonie fut que je n'eus rien d'autre à faire, tout était une sorte de mascarade savamment organisée par le « protocole ».
Les annonces se succédèrent, les hommages, les présents… Et tout cela sous mon regard froid. Sif s'était couché à côté du trône, fixant de ses yeux vairons tous ceux qui s'approchaient.
Mon regard fut cependant attiré par une jeune femme que je ne connaissais pas. Ses traits étaient étonnamment similaires aux miens, mais ce qui me frappa le plus furent ses yeux…. Je ne pus à peine m'attarder sur elle, car déjà d'autres nobles se bousculaient dans l'assemblée.
Je fis un petit geste pour attirer le chambellan jusqu'à moi.

-La jeune femme là-bas… J'aimerais que vous…. Comment dit, on… L’invitiez à ma table ce soir.

C'était le terme exact ? Je ne savais pas vraiment… Dans la compagnie, il m'aurait suffi de le dire moi-même, mais tout semblait plus compliqué ici…
Ce ne fut donc qu'après cette longue cérémonie que je pus m'échapper en attendant la demoiselle.

Cependant malgré tout les efforts que je fis, je ne réussis pas à l’accueillir comme l'aurait fait mon père : pas de grande table dans un salon de réception.
Non, je m'étais tout simplement installé sur une petite table en bois dans les appartements, Sif allongé près de la table avec un grand bol de viande. Mes vêtements n'étant composé que de ceux que je portais sous mon armure d'habitude : un ensemble en cuir clouté noir qui avait déjà bien vécu
Le repas n'avait rien d'exceptionnel, mais je n'aurai pas pu avaler grand-chose de toute façon.

Ce ne fut que peu après que je vis la porte s'ouvrir...
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MessageSujet: Re: Les larmes de Loyce [PV Alina]   Mar 9 Mai - 22:34

Les portes de la salle grincent avant de s’ouvrir lentement, la foule retient sa respiration, plus personne n’ose bouger. Mon regard est fixé comme celui de tous ceux qui m’entourent sur la porte, voulant apercevoir l’homme qui s’est tant fait attendre la première.
De la pénombre sort d’abord un loup massif puis une ombre masculine se dessine, révélant une armure plutôt inappropriée pour l’occasion portée par un homme dans lequel je peine à reconnaître mon frère. Étant plutôt éloignée, je n’arrive pas à distinguer les traits de son visage, ce qui me déçoit au plut au point. La cérémonie commence, je n’y prête aucune attention, mon esprit est focalisé sur le loup et son maître. Ce dernier semble plutôt ennuyé par ce protocole tandis que l’autre scrute l’assemblée prêt à bondir à tout instant. Durant un court instant, il me semble croiser le regard du nouveau maître des lieux. Mais ce contact infime et incertain m’est bien sur insuffisant. Ma seule envie est de lui parler.

Au bout d’une heure qui me semble interminable la cérémonie touche à sa fin et les « spectateurs » réjouis sont congédiés. Alors que je m’apprête à sortir, un homme se positionne devant moi.

« Madame, Monseigneur de Loyce vous invite à dîner à sa table ce soir »

Ces paroles résonnent doucement dans ma tête, un sentiment joie et d’impatience s’empare de moi. Tout en dissimulant un sourire que tente de se former, je relève la tête doucement.

« J’en serais honorée »

Après un respectueux salut de la tête, le chambellan repart et je m’empresse aussitôt de sortir. Marchant d’un pas rapide est soutenu vers la sortir, je réclame la première diligence qui passe. Une fois en sécurité et à l’abri des regards, je laisse mon visage exprimer toute la joie qui bouillonne en moi. Mes pensées se bousculent dans ma tête, quelles sont les raisons de son invitation, est-il au courant de notre lien de parenté, comment dois-je me vêtir. Heureusement, l’auberge où je loge n’est pas très loin de la forteresse et en peu de temps me voilà de nouveau dans une autre diligence avec des habits plus seyants pour retourner d’où je viens.

À mon arrivée un jeune homme m’attend au pied des marches, il me guide à travers le château. En traversant un couloir rempli de portraits de famille, mon regard s’attarde longuement et je ralentis le pas. Comme je le pensais, je ne suis représentée sur aucun des tableaux. Mon jeune guide s’arrête enfin devant la porte et me lance un regard timide.

« Qui dois-je annoncer ? »

Sa question me fait sourire, dans ma précipitation, je n’ai pas réfléchi à la meilleure façon de me présenter à lui. En respirant doucement, je ferme les yeux quelques secondes pour réfléchir.

« Madame d’Amboise »

La sécurité l’a remporté sur l’intrépidité. Le garçon ouvre la porte et annonce ma présence, en l’entendait prononcer mon nom, je sais que j’ai pris la bonne décision. Mon hôte est assis dos à moi, j’entre d’un pas léger réajustant discrètement ma robe bleue nuit et jetant un coup d’œil dans un miroir pour vérifier mon apparence. Je tente de garder une respiration régulière malgré l’angoisse qui m’envahit. Mes mains sont moites, mon pouls s’accélère malgré moi et je peine à garder mon calme et mon masque impassible. Soudain, je remarque deux yeux qui me fixent, le loup qui est au pied de mon frère semble percevoir mon inquiétude. Étrangement, l’animal ne m’effraie pas, s’appuyant sur ce regard plein de force, je reprends le contrôle de mon esprit.

« Bonsoir, je suis enchantée de faire votre connaissance »

Ma voie calme contraste tellement avec le chaos qui règne à l’intérieur de moi qu’elle me surprend. J’attends que mon hôte me réponde mes yeux toujours plongés dans ceux du loup.
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MessageSujet: Re: Les larmes de Loyce [PV Alina]   Mar 9 Mai - 23:21

La porte s'ouvrit lentement alors qu'on annonçais une certaine Madame d'Ambroise. C'était étrange, j'avais déjà vu un vieil homme porter ce nom… Peut être était-ce sa fille ? Il était difficilement concevable qu'elle soit si jeune si ce n'était pas le cas. Pour autant je restait un petit moment à la fixer.

-Bonsoir ! Enchanté également !

Le premier à réagir fut Sif. Le loup se leva, s'approchant doucement de la jeune femme. Ce loup faisait la taille d'un grand cheval, et la dominait totalement, comme il le faisait avec moi. Je vit sa truffe descendre vers sa main.
Je m'attendais à beaucoup de chose, mais certainement pas que l'animal après l'avoir sentit passe la tête sous sa main pour demander des caresses. J'en fut quelque peu étonné.
Sif la porta presque jusqu'au banc, s'allongea à ses pieds avec un soupir de contentement.

Je me mit à rire, chose que je ne pensais pas vraiment pouvoir faire un jour comme celui-ci.

-Je ne savais pas comment il allait réagir, mais je crois qu'il vous aime bien Madame d'Ambroise, vous avez un pouvoir particulier sur les animaux. Il supportais à peine père et j'étais le seul à pouvoir l'approcher.

Un des chevalier m'avait un jour expliqué que ces animaux repéraient l'odeur de leurs propriétaire et que personne ne pouvait vraiment les tromper. A croire que j'avais quelques points commun avec cette jeune femme.
Je m'installais près d'elle, déposant une assiette quelque peu frugale près d'elle.

-Je suis navré de vous recevoir ainsi, et je ne saurai même pas vous expliquer pourquoi vous êtes là…

Mon instinct m'avait juste poussé à la faire. Et comme à mon habitude, je le suivais à la lettre. Et étrangement même si j'étais méfiant par habitude, ici, avec elle je me sentais en sécurité.

-Je ne pense pas qu'il soit utile de me présenter mais bon… Je suis Arthorias de Loyce, mais ne faites pas comme tout le monde ici appelez moi Arthorias.

La forteresse était assez froide pour que j'évite d'en rajouter une couche. J'aimais ces murs et ce château mais je regrettais parfois l'hiver perpétuel que le climat imposait. Heureusement la région était riche en bois, il fallait même parfois organiser des campagnes d’abatage sous peine de voir les forêt blanches envahir les plaines.
Quelques bûches crépitaient dans la cheminée et fort heureusement il faisait plutôt chaud dans la pièce.

Dès mon arrivée j'avais fait remettre mes nouveaux appartements en état. Comprenez par là que d'épais tapis garnissaient le sol, et que des draperies avaient été pendues aux murs pour isoler la pièce du froid. L'ensemble des appartements était donc plutôt isolé du froid, ce qui me permettait de ne pas me vêtir constamment des épaisses fourrures que tout le monde portait.

-Il ne me semble pas vraiment vous connaître. Votre nom me rappel bien quelque chose…. Ne serait-ce pas celui d'un ami de père ? Il me semble qu'il est mort il y à quelques temps…. Votre père ?

Au vu de son age, cela me paraissait une évidence mais quelque chose d'autre me chiffonnait, je laissait passer quelques minutes avant d'ajouter :

-Nous nous somme déjà rencontré non ? J'ai comme l'impression de vous avoir déjà vu…

Déjà vu ? Non pas vraiment, c'était bien plus profond que ça, mais je ne risquais pas de lui dire ça comme ça. Elle devait être une parfaite étrangère et pourtant je sentais une certaines proximité. Son physique n'était pas sans ressembler au miens non plus…
Je décidais donc d'aller un peu plus loin, de toute façon je me voyais mal tourner autour du pot

-Vous savez quoi oubliez les formalités tutoyez moi ! Je me vois mal avoir une conversation guindée ici. Il serait dommage de vous inviter en privé pour parler comme si nous étions en plein banquet.

Au passage je lui fit un petit sourire complice, chose qui me parut naturelle à faire sur le coup… Il me restait tant à apprendre des usages de la cour.
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MessageSujet: Re: Les larmes de Loyce [PV Alina]   Jeu 20 Juil - 20:42

Dés que mes yeux rencontrent ceux de mon frère, je me sens comme hypnotisée. La puissance de son regard et ses traits si semblables aux miens me perturbent au plus haut point. Un peu, nerveusement, je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille en continuant à avancer. Je suis stoppée par une masse de poil qui semble intéressée par mon odeur. Sans aucune crainte, je le laisse m’approcher et lui donne les caresses qu’il me demande tout en avançant un peu maladroitement. Mon hôte éclate soudainement de rire, d’un rire chaleureux qui m’arrache un sourire involontaire.

« - Je ne savais pas comment il allait réagir, mais je crois qu'il vous aime bien Madame d'Ambroise, vous avez un pouvoir particulier sur les animaux. Il supportait à peine père et j'étais le seul à pouvoir l'approcher. »

Mon sourire s’agrandit à sa remarque, je dois posséder une odeur très semblable à celle de mon frère pour que le loup m’adopte aussi facilement.
Mon frère enchaîne ensuite plein de questions sans me laisser le temps de répondre. Il semble plutôt curieux à mon sujet, mais je ne pense pas qu’il ait fait le lien entre nous. Mon hôte laisse paraître quelques maladresses de courtoisies, allant jusqu'à me proposer de se tutoyer. Ses remarques précipitées et parfois maladroites me font sourire et me mettent à l’aise. Une fois qu’il a fini de parler, je pose mes couverts et fixe mon regard dans le sien :

« - Je suis très contente de vous rencontrer en personne et j’aimerai penser que c’est le destin ou votre loup qui vous ont poussé à m’inviter. Si je peux vous appeler Athorias alors, appelez moi Alina. »

Un petit sourire se dessine sur mon visage quand je repense à la confusion qu’il a faite.

« -Mon défunt mari était en effet un ami très proche de votre père. Et c’est en l’honneur de cette amitié que je suis venue aujourd’hui rendre mémoire à votre père. Nous ne nous sommes malheureusement jamais rencontrés et il me sera difficile de vous tutoyer tout de suite même si je ne souhaite pas que notre conversation soit formelle. »

J’appuie moi aussi mes propos d’un sourire chaleureux et amical. Mon éducation m’empêche de le tutoyer directement, mais je brûle d’envie de lui souhaiter dans les bras en lui disant que je suis sa sœur, démarche qui est bien sur impossible. Il me faut donc une approche plus modérée et réfléchie.

« - A moi maintenant de vous poser des questions, vous êtes bien fils unique ? Pourquoi votre loup m’apprécie autant ? »

Comme s’il m’entendait le loup lève sa tête pour venir la poser délicatement sur mes genoux. Attendrie par ce geste, je le caresse doucement tout en chuchotant :

« - Tu es magnifique »
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