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 Bonjour [Feat Nadrien.]

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Viscero Benedetti
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28/06/2017


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MessageSujet: Bonjour [Feat Nadrien.]   Jeu 29 Juin - 23:40

« On ne peut vivre dans un monde où les roturiers se retournent contre la main qui les nourrit et bafouent l’ordre établi… comprends-tu Viscero ?! Rapporte-moi la tête de ce fieffé voleur ! »


Viscero se tenait debout sur la digue près du delta du Chielso. Les nuages blancs et violacés qui emplissaient le ciel laissaient, de temps à autre, apparaître de brèves éclaircies ; mais le vent était bas et l’air frais. Une dizaine d’embarcations de fortune, d’à peu près cinq mètres de long étaient amarrées, l’étrave orientée vers la digue. Les flancs des navires et leur assiette étaient pratiquement décolorés sous les effets combinés et répétées du sel, de l’eau et de l’air ambiant.

Patiemment, l’officier attendait que ses quatre hommes descendent de leurs estafettes.

Viscero avait fait, en son âme et conscience, le choix d’éviter un passage par le pont de peur d’effrayer la population (et aussi peut-être pour assurer la sécurité de ses subalternes) et faire naître des tensions inutiles. Le spectacle d’hommes armés en vadrouille dans les rues avait de quoi rendre nerveux les riverains. Puis l’opération se voulant rapide, net et sans bavure, la discrétion était de mise pour les soldats Naidiens. A cette occasion, ces derniers étaient drapés de pied en cap : chacun d’eux portait un manteau noir, recouvert d’un pourpoint de coton et de hautes bottes.

La troupe s’arrêta devant l’auberge « Au Héron qui louche ». Et resta plantée là quelques minutes à écouter le brouhaha des conversations. L’auberge, comme d’habitude à cette heure, était noire de monde. Viscero donna ses instructions après quoi, deux des hommes du contingent se séparèrent du groupe et se dirigèrent vers les écuries.

Rendu à trois, les soldats Naidiens pénétrèrent dans le bâtiment.

S’offrirent à leur vue des jeunes serveuses à la peau tannée et au pas léger et sûr qui serpentaient entre les tables pour servir mets et boissons. Derrière le comptoir, comme sur un trône, le tavernier, un gros bonhomme armé en manière de sceptre d’un racloir à monnaie, promenait sur l’assistance le regard sévèrement idiot d’une poule qui couve puis se mit à toiser ses trois nouveaux clients.

Viscero, n’ayant pas ôté son manteau, se tenait quant à lui devant l’entrée ; raide et figé. Il ne disait mot.

« Qu’est-ce que ça sera ? » demanda le tenancier, se pliant aux règles de l’hospitalité en vigueur. Il avait une voix désagréable et l’air méfiant. Il sentait au fond de lui que la présence de ces trois hommes encapuchonnés n’était pas de bon augure. « Un renseignement. » Rétorqua l’un des hommes vêtu de noir, de sa voix rocailleuse.

Afin d’éviter d’éventuelles oreilles baladeuses, Viscero s’avança en direction du comptoir et se tint à bonne distance du tavernier –qui au passage, puait la bière et l’ail- pour amorcer une discussion privée. Tout deux échangèrent pendant plusieurs minutes puis le natif de Qiang se retourna en direction de la foule des clients de l’auberge qui dénombrait pas loin d’une trentaine de visage.

Il arrêta son attention sur un grand gaillard à la toison blanche et au nez proéminent.

Viscero s’avança d’un pas discret dans sa direction jusqu’à ce que ce dernier le remarque après quoi, il le salua respectueusement. « Bonjour. » Déclara l’étranger le plus simplement du monde. Il retira par la même occasion la capuche qui couvrait sa tête, révélant les traits fins de son visage ainsi que la pâleur de son teint. « Pourrais-tu m'apporter ton aide, s’il te plaît ? »


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Nadrien Espen
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26/06/2017


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MessageSujet: Re: Bonjour [Feat Nadrien.]   Ven 30 Juin - 0:58

[insérer ici un titre d4rk ou une citation kikoo]Bonjour
Nadrien n’avait jamais pénétré dans le royaume Naidien auparavant. Les terres Politania ne l’avaient pas émerveillé ; les insectes l’avaient piqué et sa peau peu habituée surréagissait en formant des plaques rouges. Les démangeaisons étaient insupportables et les autres saisonniers l’accompagnant dans son voyage se moquaient gentiment de lui depuis. C’était une sorte de baptême du feu, un rite initiatique pour devenir un vrai saisonnier du sud : survivre à l’humidité du royaume. Le jeune homme ne s’offusquait nullement de ses asticotages, bien au contraire. Voyager à plusieurs était plus agréable et bien plus sûr que rester seul sur les routes. Les saisonniers les plus anciens se montraient généreux en conseils, enrichis par de longues années d’expérience ayant marqué leur corps. Ils faisaient tous vieux, sûrement plus que leur âge véritable. Leur peau, tannée et flétrie par le soleil arborait également diverses cicatrices. Leur regard était terne et leur dos raidit. Nadrien se promit silencieusement de se sédentariser avant de finir comme eux.

Les différents éleveurs de la région apportèrent tous la même réponse à Nadrien : la transhumance n’était pas encore commencée. Qu’il revienne dans une dizaine de jours. Si la plupart de ses compagnons de voyage décidèrent de rester dormir à la belle étoile en campagne en attendant, le néophyte jugea plus sûr de dormir quelques nuits à Talehe, voir d'y trouver un travail pour la saison si une occasion s’offrait à lui. Deux autres avaient fait le même choix : un des anciens, prétextant que son dos le faisait trop souffrir pour dormir une nuit de plus sur le sol et un garçon sans âge, taciturne, à qui on avait à peine pu arracher son nom.

Lorsque la capitale du royaume apparue à l’horizon, elle fut grande impression sur le campagnard. À la rencontre de la terre et de l’océan, la ville semblait flotter sur l’eau avec grâce. Une fois l’enceinte passée, l’ambiance était toute autre ; cette rive abritait toute la misère de la ville. Gardant sa bourse sous ses vêtements, Nadrien suivit son aîné d’un pas pressé jusqu’à pénétrer dans une auberge. Les établissements de ce type se ressemblaient tous et cela ne lui déplaisait pas. Il commençait à se sentir un peu chez lui dès qu’il entendait les rires imbibés d'alcool et les fausses notes des musiciens de fortune. Ils payèrent pour trois lits et s’attablèrent pour le repas. On leur servit de larges bols de soupe froide de coquillages, mets local dont l’odeur rappelait le port de Layane.

Plus tard dans la soirée, alors que l’un de ses compagnons de voyage avait déjà rejoint son lit et que l’autre buvait une énième bière locale, Nadrien discutait avec des pêcheurs, espérant décrocher une place sur leur barque le lendemain. Ce combat semblait perdu d’avance, mais la discussion restait plaisante malgré le fort accent local. Un homme apparut dans son champ de vision et s’immobilisa à quelques pas de lui, le saluant. Ne comprenant pas la langue naidienne, le saisonnier fronça les sourcils avant de chercher de l’aide du regard.

« Il t'demande d'l’aide, mais y'dit pas p'quoi. »

L’un des pêcheurs était venu à sa rescousse et se tourna vers le nouvel arrivant.

« L'garçon est pas d’ci, j'doute qu’y puisse vous aider, m'bon… »

L’homme s’éloigna rejoindre ses pairs et Nadrien se retrouva seul en face de cet inconnu. Décontenancé, il se leva, la bouche entre ouverte comme s’il s’apprêtait à dire quelque chose, mais rien ne venait. Debout, la situation était déjà moins intimidante. L’inconnu mesurait une demi-tête de moins que lui et n’avait pas des traits franchement locaux. Ses lèvres finirent par se refermer. Peut-être que son compagnon de voyage avait indiqué que le garçon cherchait un travail. Le saisonnier était prêt à accepter n’importe quelle offre, s’il venait à en formuler une. Pour le moment, il se contenta de silencieusement inviter l’homme à s’asseoir et reprit place sur son siège.
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