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    - Indépendantiste -
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    Messages : 5
    Date d'inscription : 10/06/2018

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    le Jeu 28 Juin - 18:45



    Moonlight

    Dunes.
    Il y a du sable à perte de vue. Lorsque je jette un œil derrière moi, il n'y a plus les tissus colorés offrant de l'ombre aux passant du marché Tadala. Plus que moi, mon fidèle destrier et mes vivres. Au fond, ça ne me gêne pas tant que ça. Je ne force pas l'allure de mon cheval donc le pas ne sont pas aisés sur le sol sablonneux. Nous nous avançons tranquillement, sans maintenir une allure trop soutenue nous autorisant des pauses régulières. Je me désaltère avant d'offrir de l'eau à mon ami dénué de parole qui lui aussi profite de l'ambiance calme du désert.

    Sable.
    Au loin j'aperçois entre quelques dunes, des ruines. L'ombre salvatrice des morceaux de mur nous fait forcer le pas, le milieu du jour nous embrasse de sa chaleur lancinante. Lorsque, enfin, les sabots de mon compagnon frappent le sol de pierre, je le mène à l'arrêt et pose pieds à terre, le dirigeant tranquillement jusqu'à un muret nous offrant un refuge contre le soleil qui ne nous a laissé aucun répit depuis que nous sommes partis du marché.

    Conseils.
    Peut-être aurais-dû suivre les précieuses indications des marchands, partir lorsque le crépuscule commencera à faire chuter la température. Je dé-sangle légèrement mon cheval et desserre d'un cran le reste de son équipement, lui permettant ainsi de respirer plus librement, nous ne repartirons pas immédiatement. Bien décidé à attendre que l'astre du jour commence à tomber derrière les petites montagnes de sable pour ne pas subir sa chaleur et ruiner ainsi toutes mes réserves d'eau bien plus vite qu'il ne le faut.

    Seul.
    Alors que je suis assis contre la paroi tiède je pousse un profond soupir. Alors que je ne suis plus en mouvement, loin de l'ivresse du voyage qui m'emplit lorsque je pars sans réelle destination sur le dos de mon allié, je me sens soudainement terriblement petit, comme si face à l'immensité du désert, je n'étais qu'un grain de sable de plus, rien d'autre. Un simple insecte se débattant pour ne pas se faire ensevelir par la gueule béante du monstre granuleux ou me faire brûler vif par l'assaut du cercle de lumière trônant dans les cieux.

    Aiguiser.
    Sortant la pierre pour laquelle j'ai laisser filer quelques précieuses pièces, je tire une de mes lames de son fourreau, aiguisant lentement le métal. Le bruit sifflant du métal contre l'aiguisoir me fait frémir. Observant le tranchant de mon arme en levant celle-ci vers la lumière solaire, satisfait, je la range et fait de même avec mon précieux bien. Je me relève pour flatter l'encolure de l'équidé qui m'accompagne en sortant une ration de viande séchée et un peu de foin. Je partage un repas avec mon cheval, ce n'est pas forcément l'idée qu'on se fait d'un repas à deux, mais cela me suffit, au moins je ne mange pas seul, si j'ose penser.

    Crépuscule.
    Alors que la lumière du soleil faiblit depuis quelques heures nous ayant forcé à trouver une autre cachette pour s'abriter de sa chaleur, celui-ci commence à décliner derrière les dunes, l'air s'étant nettement rafraîchit. Je resserre l'équipement de mon cheval avant de l'abreuver, prenant moi aussi une gorgée d'eau, je me remet en selle et m'avance en suivant les pierres marquées en direction de la source Aldeïra qui se trouve sur le chemin de la capitale.

    Rapide.
    Je force cette fois une allure plus soutenue à mon cheval, soulevant des gerbes de sable, le petit alezan tient celle-ci sans mal. En suivant les marques en direction de la source Aldeïra je ralentis le pas en observant au lointain la surface miroitante reflétant à la perfection chaque lumière de la voûte astral, ravi de pouvoir faire le plein d'eau fraîche et de trouver un lieu idéal pour prendre du repos, je mène mon compagnon au trot, lorsque nous ne sommes plus qu'à quelques mètres, je le force à l'arrêt pour mettre pied à terre. Je le mène au bord du petit trou d'eau, ce n'est pas un grand lac certes, mais c'est tout de même agréable d'avoir un peu d'eau au milieu de cette mer de sable.

    Gourdes.
    Plongeant les récipients dans l'eau étrangement claire je laisse retomber ma vigilance constante, la tension de mes muscles se dissipant, tenant les rênes de mon compagnon pour éviter qu'il ne lui prenne l'envie de s'enfuir je l'invite à boire lui aussi alors que je remplis nos réserves d'eau qui n'était tout de même pas épuisées. Je relève la tête vers la lune alors que je desserre d'un cran l'équipement de mon destrier, le petit alezan souffle bruyamment alors que je le flatte avant d'user une gourde que je viens tout juste de remplir pour passer un peu d'eau sur ses jambes et achever de le rafraîchir. Une fois celle-ci vide, j'attache le cheval à une pierre avant de remplir le contenant de nouveau. La nuit est fraîche, je dois admettre que c'est agréable face à la chaleur mordante de la journée.




    Se promettre une joie continue lorsque tout change ; un calme constant sur une mer orageuse ; un ciel toujours serein dans la saison des pluies : le sommeil produit-il des rêves plus absurdes ? -  Edward Young
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    - Sédentaire -
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    Messages : 61
    Date d'inscription : 11/11/2016

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    le Mer 25 Juil - 20:01




    Une dernière rencontre
    Sirya s'était sédentarisée avant d'apprendre à se repérer dans le désert. Neith ignorait tout de la vie hors de la ville. Seul Shayan pouvait naviguer entre les dunes sans se perdre, mais personne n'était infaillible. Ce n'est qu'après la première nuit que le groupe comprit qu'il n'était pas parti dans la bonne direction. À continuer ainsi, ils auraient trouvé l'océan avant le territoire Qiang. Le garde du corps jugea qu'ils étaient à une petite journée de route au sud des sources. C'est donc là-bas qu'ils passeront leur prochaine nuit. Après un petit-déjeuner, ils remontèrent à cheval et repartir, silencieux.

    Bercée par les mouvements de sa monture, Sirya se perdit dans ses pensées. Le désert ne la laissera jamais s’échapper. Il était son père, son époux, et tout ceux qu'elle avait perdu au cours de son existence. Le sable chaud lui était familier. Une enfant de nomade n'était jamais seule tant qu'elle était dans le désert. Mais au fond, elle savait que l'esprit d'Ajlan n'hésiterait pas à la suivre, peu importe les territoires où elle s'aventure. Ce n'était pas lui qui la piégeait, s'amusait à les perdre. Uniquement le désert ne supportant pas de perdre ses enfants. Elle baissa les yeux, un petit sourire amusé aux lèvres ; elle reviendrait. Elle s'interdisait de mourir ailleurs que chez elle. Cela prendra sûrement beaucoup de temps, peut être même plusieurs vies, mais à la fin son âme mourra dans les dunes et montera vers le ciel brûlant qui l'avait vu naître.

    Shayan et Neith ne se montraient pas plus bavard qu'elle. Chacun songeait à l'après. Leur voyage deviendra concret lorsqu'ils auront quitté leur pays. Aucun d'eux n'en était jamais sorti. Ils n'avaient pas besoin d'en parler pour savoir qu'ils appréhendaient tous.

    Lorsque le soleil se fit trop brûlant, le groupe fit une pause à l'ombre d'une immense roche. Bientôt, le silence fut remplacé par le bruit des chevaux se jetant sur l'eau que Shayan leur offrait. Sirya marcha un peu afin de se dégourdir les jambes. Son dos et ses fesses étaient douloureuses. Elle avait beau s'étirer, les courbatures persistaient. Elle se demandait si des concoctions pouvaient venir apaiser son corps et celui de son esclave. Neith ne disait rien, n'osait pas se plaindre, mais il était clair à sa façon de se mouvoir qu'elle aussi souffrait le martyre. C'est avec appréhension que les deux femmes remontèrent en selle après la courte pause.

    L'après-midi fut plus animé ; le vin but pendant le midi délia la langue de Shayan qui se mit à fredonner de vieux chants nomades. Sirya murmura les paroles, lorsqu'elles revenaient à sa mémoire. S'en suivit une discussion sur la musique nomade, bien plus puissante que celle des sédentaires. Si Neith pensait peut-être le contraire, elle n'osait pas contredire ses deux compagnons.

    La nuit était déjà bien installée lorsque le groupe arriva aux sources. Shayan fit boire les chevaux avant de disparaître pour chercher du bois. Neith prépara les couvertures pour la nuit. Sirya, quant à elle, s'approcha de l'eau pour admirer les étoiles s'y refléter. La nuit était sublime.Malgré l'air frais, la femme sentait la chaleur du sable sous ses pieds. Elle voulut les rafraîchir en les mettant dans l'eau mais le sable glissa sous son poids et se fut son bas-dos qui se retrouva dans la marre en premier. Sous la surprise, la voyageuse avait laissé échapper un cri aigu qui effraya un cheval mal attaché qui se mit à galoper sur une centaine de mètre avant de se calmer de lui-même. Neith, qui avait assisté à la scène, accourut afin d'aider sa maîtresse, mais cette dernière s'était remise sur pieds. Le cheval continuait à s'éloigner, longeant la source ; Shayan n'était pas à portée de vue. Sirya grogna, essuyant ses vêtements comme elle le pouvait. Peine perdue : la boue collait les tissus à sa peau, engluait ses doigts, alourdissait ses cheveux.

    - Prépare moi une tenue sèche.

    Animée d'une détermination qui lui était rare, Sirya s'avança vers l'animal en fuite. Shayan s'était trop éloigné et Neith aurait bien été incapable de ramener une telle bestiole. Ca ne la réjouissait pas, mais Sirya avait parfois besoin de prendre les choses en main. Elle accéléra le pas afin de rattraper le canasson, disparu derrière un rocher. En s'approchant, il lui semblait entendre d'autres bruits. Sur ses gardes, elle fit le tour de l'obstacle et découvrit un voyageur ainsi qu'un second cheval. Surprise, Sirya eut un mouvement de recul.

    -  Bonjour.

    Le ton était méfiant. Malgré la faible luminosité, l'homme ne semblait pas etre du désert. Peut-etre ne parlait-il même pas sa langue. Quoi qu'il en soit, son cheval à elle était à côté de lui et elle comptait bien le récupérer. Elle tendit le bras en avant, la main ouverte. La femme avait l'habitude de se faire servir et ça ne changerait pas de si tôt.

    -  Auriez-vous l'obligeance de me rendre ma monture ?

    Son visage restait fermé, malgré l'apparente politesse. Le meilleur moyen d'avoir de l'autorité était de faire comme si elle en possédait déjà.


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