RSS
RSS

- Forum RPG mêlant fantasy et science fiction.

AccueilAccueil  
  • CalendrierCalendrier  
  • FAQFAQ  
  • RechercherRechercher  
  • MembresMembres  
  • GroupesGroupes  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  
  • Nous avons 4 prédéfinis recherchés ! Tu les trouveras sur la barre latérale
    Une question à nous adressez ? Pose là par ici !
    Ton compte a été supprimé lors du recensement ? Tu peux demander à le récupérer dans la partie questions. Pense à nous donner assez de détails pour prouver que c'est bien toi.

    avatar
    - Fidèle -
    Voir le profil de l'utilisateur
    Messages : 4
    Date d'inscription : 25/03/2018

    Mon personnage
    Réputation: Garde caractérielle
    Célébrité: Etranger
    Équipement:
    le Sam 28 Juil - 22:44

    Le soleil avait presque entièrement disparu derrière l’horizon, illuminant par derrière les nuages de tons rouges et violés qui semblaient presque menaçant aux yeux de Maav Cahill. Pour d’autres, cela n’aurait été qu’un beau coucher de soleil mais, depuis le crash, la jeune femme n’avait eu de cesse de chercher des menaces, de les guetter depuis les murailles et les alentours du camp. Il ne s’était pas passé un jour sans qu’elle ne soit sur ses gardes, qu’elle ne se tienne pas, à un moment ou l’autre de la journée sur les murailles ou ne porte la main à son poignard, persuadée d’avoir vu quelque chose ou quelqu’un se faufiler dans les ombres. Pour dire les choses simplement, ce nouvel environnement rendait Maav nerveuse et elle devait également, même si elle faisait tout pour le cacher, traiter avec la mort de son père et les sentiments qui en découlaient. Elle n’avait en effet pas dégoisé un mot de plus que ce qui était nécessaire à son travail depuis l’atterrissage, si tant est que l’on puisse appeler cela un atterrissage et c’est à peine si elle avait eu l’envie de dire ce qu’elle avait sur le cœur. De toute façon, ce n’était pas vraiment dans sa nature que de  parler d’elle ; elle préférait écouter les autres, leur prêter une oreille attentive et tâcher de les réconforter à sa manière, qui pouvait se montrer un peu bourrue.

    Pour l’heure, Maav était assise sur une grosse souche, les yeux vagabondant sur les dunes vertes, brunes et blanches que formaient les tentes, le dos rond et les cheveux lui tombant devant le visage par mèches sans qu’elle ne cherche à les repousser. A côté d’elle, était posée un petit carnet à la couverture en similicuir duquel le bout d’un signet rouge dépassé, marquant la page où elle avait noté ces dernières observations et réflexions qui allaient aussi bien des remarques sur l’organisation du campement, d’une conversation qu’elle avait pu entendre ou avoir ou bien encore de ce qu’elle avait pu observer de la faune et la flore. Ainsi, certaines pages étaient couvertes de dessins de fleurs, d’insectes ou encore d’animaux, parfois de gens et à côté, écrit au porte-plume et à l’encre -car elle avait décidé qu’il serait bon de s’habituer à écrire avec dans l’hypothèse, plus qu’incertaine, où elle se retrouverait à l’extérieur, au milieu des autochtones qui n’avaient sans doute jamais vu un stylo à bille, mais aussi parce qu’elle trouvait le rendu plus esthétique- mais sur aucune elle ne faisait mention de ses sentiments ; quelqu’un pourrait tomber dessus, les lire et venir l’ennuyer avec. De temps en temps, le craquement d’une branche attiré son attention, parfois c’était seulement le bruissement du vent qui la faisait sursauter et lui faisait croire que quelqu’un était dans son dos mais cette impression ne faisait que décroître et elle parvenait presque à chaque fois à dire si l’on approchait réellement d’elle, ce dont elle se félicitait.

    A un moment, la jeune femme commença à avoir frais aussi resserra-t-elle les pans de sa veste sur elle et se mit à envisager de rentrer à sa tente ; les survivants survivraient bien à cette nuit, même si elle fermait l’œil, ne serait-ce que trois ou quatre heures d’affilées, ce qui serait un record vu le peu de sommeil qu’elle avait réussi à cumuler sur ces derniers jours et qui lui valait un air tiré, fatigué.


    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum