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    - Indépendantiste -
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    Messages : 36
    Date d'inscription : 07/04/2017

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    le Mar 3 Avr - 20:32

    Nuit à l'Auberge


    L'auberge dans laquelle j'avais arrêté mon chemin pour la nuit était tout à fait semblable aux autres auberges dans lesquelles je m'étais arrêtées jusque là. Mais l'ambiance y était confortable et le groupe de marchands qui y faisait halte en même temps que moi était de très bonne compagnie. C'était une caravane de drapiers qui se dirigeait vers le désert Nakhti, en traversant toute la partie sud de l'empire et en longeant la côte. Parmi eux il y avait quelques adolescents, venus apprendre le métier de leur père, et je ne pouvais pas rêver meilleur public pour l'un des récits dont je commençais à avoir l'habitude.
    Depuis mon départ de la capitale, j'avais voyagé quelque temps en compagnie de mon ami aux yeux d'or, qui m'avait quitté quelques jours plus tôt, et il nous était arrivé suffisamment de choses pour que je puisse en tirer une histoire digne d'une grande veillée.

    Voilà comment je me retrouvai une fois de plus confortablement installé à une table peu éloignée de la cheminée, avec une bonne pinte de bière locale et tous les regards tournés dans ma direction. Je ne faisais pas ça par vanité et je n'en tirais aucun orgueil. Mais j'aimais animer les soirées, les rendre vivantes et partager des histoires que l'on se raconterait au fil des voyages et qui continueraient à vivre. M'éclaircissant la gorge après avoir bu une gorgée de bière, je me lançai.

    - Mes chers amis ! Laissez-moi vous conter ce soir l'histoire de la naïade que nous avons aperçue au détour d'un chemin creux, pas plus tard que la semaine passée !

    La malheureuse jeune créature s'était trouvée aux prises avec un soudard qui comptait l'emmener pour la vendre sur le marché aux esclaves de Tadala, sans imaginer que sa délicate carnation ne pourrait évidemment survivre à la rudesse du chemin, et encore moins à la chaleur écrasante du désert. Je décrivis donc avec forces détails grandiloquents notre intervention, pour le plus grand plaisirs des jeunes hommes qui ne me lâchaient pas des yeux.
    Tous savaient que j'exagérais mais cela faisait partie du jeu. Souventefois, la réalité est bien terne face à la fiction. Et pour voir des étoiles briller dans les splendides yeux bleu nuit qui ne me quittaient pas, j'étais prêt à raconter comment je lui décrocherai la lune. C'est bien là mon problème. Je ne sais pas résister aux yeux des hommes. C'est la première chose que je remarque et, s'ils sont les miroirs de l'âme, alors ce sont les plus beaux miroirs qui soient.

    Tout en continuant mon récit, je ne peux m'empêcher d'y glisser une allusion légèrement grivoise qui fait rire grassement l'assemblée. Et apparaître un hâle rose sur les joues de mon charmant admirateur. Oh, il doit avoir mon âge, peut-être un an de moins, mais il y a cette candeur dans le sourire espiègle qu'il m'envoie qui le fait paraître plus jeune. Si je suis chanceux, je pourrais sans doute passer un instant en sa compagnie et échanger quelques mots avant que nos routes ne se séparent demain. Peut-être même que nous pourrons partager plus que des mots...
    A Talehe, j'avais peiné à trouver des hommes partageant mes tendres inclinations. Je pensais que cela serait plus difficile encore sur les routes, mais je me trompais sur toute la ligne. Ce jeune homme aux yeux de nuit était le deuxième à m'adresser ce sourire si particulier, après un marin croisé au jour de mon départ et qui avait été comme un magnifique adieu à la ville que je laissais derrière moi. A ma façon, j'aimais chaque amant qui partageait ma couche et je magnifiais leur souvenir et leur amour en récits plus poétiques que je réservais à d'autres audiences.

    Perdu entre mes douces pensées et mon récit épique, je ne remarque pas l'entrée d'un nouveau client, du moins pas avant qu'il n'échange quelques mots avec l'aubergiste, provoquant une très légère déconcentration dans mon public. Les gens sont curieux. Ils regardent qui vient d'arriver, puis me rendent leur attention et je continue à raconter notre sauvetage et le duel acharné qui m'avait opposé à ce mercenaire en maraude. J'arrive bientôt à la fin du récit, ce qui me permettra de me désaltérer un peu avant d'en reprendre un nouveau ou bien de discuter avec quelqu'un quelques temps. Au moins jusqu'à ce que mon joli garçon vienne me trouver.


    codage par LaxBilly.


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    - Civil -
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    Messages : 26
    Date d'inscription : 26/06/2017

    Mon personnage
    Réputation: Saisonnier docile
    Célébrité: Etranger
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    le Dim 8 Avr - 16:02

    Malgré la douceur de l’hiver, Nadrien était réticent à regagner la route de Layane. On ne savait jamais vraiment quand la neige arrivait et, sans cheval ni compagnon de voyage, il n’était pas prudent de tenter sa chance. De plus, après une saison entière à Talehe, le jeune homme rêvait d’un climat sec et de s’éloigner de l’air chargé de sel. À l’auberge du Heron qui Louche où il logeait depuis son arrivée en ville, Nadrien surprit une conversation d’autres saisonniers : les terres accueillant les blés de printemps devaient être préparées. Il n’en fallait pas plus pour le décider quant à sa prochaine destination : il irait donc vers l’Ouest, vers la vallée Hautherbe. Un saisonnier va là où le travail le mène ; il n’était pas question de faire la fine bouche. Un jour où le travail manquait dans la capitale Naidii, il prit son baluchon et reparti seul sur les routes. Comme il s’y attendait, les autres travailleurs refusèrent de quitter Talehe avant l’arrivée du printemps.

    En chemin, le saisonnier retrouva vite ses vieilles habitudes. Dormir à la belle étoile ne le dérangeait pas, lorsque les auberges se faisaient rares. Parfois, lorsque la solitude devenait trop pesante, il chantait pour lui-même de vieux chants du Nord. Il lui arrivait de croiser des marchands se dirigeant vers Talehe avec qui il partageait volontiers un repas. Le troisième soir, alors que le soleil disparaissait à l’horizon, un bâtiment apparut sur le bord de la route. Si Nadrien avait su lire, il aurait pu déchiffrer le nom du lieu. Malheureusement, il dû se contenter de se repérer à l’enseigne représentant une pinte et un lit, signe qu’il s’agissait effectivement d’une auberge. De l’extérieur, il entendait déjà des voix s’élever. Il poussa la porte de bois pour pénétrer dans la salle, chaude, sentent la bière et les épices. De la table proche de la cheminée provenait une voix qui surplombait les autres. Elle narrait des récits qui attisaient la curiosité du jeune homme. Il s’approcha du comptoir afin de commander un dîner et une pinte, ainsi qu’un lit pour la nuit, avant de s’installer à une table assez proche pour pouvoir écouter distraitement la suite de l’aventure. Le repas était convenable, la bière bonne. Il espérait que le lit serait confortable, afin de profiter au mieux de la soirée. Dès demain, il devra commencer à approcher des agriculteurs locaux jusqu’à se faire embaucher pour quelques jours ou semaines. Il devait profiter de cette soirée tant qu’il le pouvait. Par la suite, il serait bien trop fatigué pour profiter de son temps libre.

    Alors que l’histoire touchait à sa fin, Nadrien commanda deux nouvelles pintes. Quand les badauds commencèrent à s’éloigner de la table, le jeune homme s’installa à la table du conteur et posa l’un des verres devant lui.

    « En payement pour ce spectacle. »

    Il n’avait pas eu le sentiment de s’imposer. L’homme roux devait être légèrement plus âgé que lui, mais il semblait aimer la compagnie. De plus, toutes les autres personnes présentes dans l’auberge repataient à leur table respective. Seul un jeune garçon semblait s’attarder, lançant des regards tantôt vers le rouquin, tantôt vers Nadrien qui ne s’en rendait pas compte.

    « Vous semblez avoir vécu bien des aventures. »

    C’était une invitation à raconter à nouveau. Nadrien utilisait plus ses oreilles que sa langue. Facilement impressionnable, écouter les personnes plus expérimentées que lui était son occupation préférée. Malgré les rencontres, il avait cette candeur qui lui faisait croire que tous ces récits étaient véridiques. Il adressa un petit sourire à son voisin de table et leva son verre.

    « Aux histoires, au conteur et à ceux qui ne se lasse pas de les écouter. »

    Il but deux gorgés amères avant de reposer sa pinte sur la table de bois.




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    Messages : 36
    Date d'inscription : 07/04/2017

    Mon personnage
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    le Mer 11 Avr - 21:44

    Nuit à l'Auberge


    Je finis mon histoire sous les applaudissement et la conclus par une courbette assortie d'un sourire. J'aime savoir que mon récit a plu à ceux qui l'ont entendue. Je ne fais pas ça pour l'argent ou pour quoi que ce soit, simplement pour le plaisir des gens. Parce qu'un sourire est souvent bien plus agréable qu'une bourse de monnaie. Je n'ai pas à m'en faire de toute manière, il arrive très régulièrement que l'on m'offre le gite ou le couvert parce que mon histoire a plu. Je n'en profite jamais mais je dois avouer que je ne refuse pas non plus.
    Alors que les gens commencent à se disperser, je croise le regard nocturne de mon charmant auditeur qui m'adresse un clin d'oeil et un sourire ravageur. Oh, la plus belle aventure de ce soir reste à venir et n'aura pas lieu dans la salle d'auberge ou sur les chemins. Plutôt entre les draps de mon lit, à vrai dire. Ou du sien, suivant quelle est la chambre la plus proche...
    Je n'ai pas le loisir de poursuivre ce galant échange car un homme s'installe à ma table avec deux pintes de bière bien mousseuse, une pour lui et une pour moi. Comprenant que l'amour devra attendre un peu plus, je souris à l'ange aux yeux de nuit.

    - Pourrais-je vous inviter un peu plus tard dans la soirée ? J'aimerais avoir le plaisir d'échanger quelques mots avec vous...

    Je suis ravi de le voir me répondre d'un sourire éblouissant et m'envoyer un baiser silencieux du bout des lèvres avant de se glisser parmi les autres clients. Rassuré à ce sujet, je me tourne vers celui qui s'est installé à ma table et le salue.

    - Pardonnez-moi, je voulais rassurer mon jeune ami quant à mon intérêt. Je suis fort aise que mon récit vous ait plu, il ne s'agit que d'histoires récoltées au fil de mes voyages et embellies pour le plus grand nombre.

    La bière coule dans ma gorge, fraiche et parfumée, me désaltérant après ce long moment à parler devant la foule. Cette auberge sert des aliments de qualités et je ne regrette pas mon choix.

    - Je vous remercie pour cette pinte, elle est d'une douceur sans pareille pour mon gosier asséché. Au fait, je me nomme Calisto, voyageur de mon état. Et vous ?

    J'ai pris l'habitude de ne jamais donner mon nom de famille lorsque je me présente sur la route. Parce qu'en quittant Talehe pour parcourir les chemins de Noren, j'ai renoncé à tout ce que j'étais auparavant. Je ne suis plus que Calisto le voyageur et je me sens plus heureux que jamais. Je suis enfin devenu moi-même.

    - Peut-être désirez-vous entendre quelque récit de mes voyages précédents ? Je m'en reviens tout droit de Penden, où j'ai dû séjourner après m'être blessé dans les profondeurs de la forêt Haï. Je peux vous conter une légende du peuple Qiang, ou bien les merveilles de cette sombre forêt connue pour être hantée...

    En vérité, j'ai vécu tant de choses que je pourrais passer la nuit entière à parler sans jamais dire deux fois la même histoire. Du coin de l'oeil je remarque que le garçon aux yeux sombres s'est installé à la table juste à côté de la nôtre. Il n'a l'air de rien comme ça mais je sais qu'il écoute et cela me fait sourire. Si ma vie pouvait être composée d'instants tels que celui-ci, avec un ami à ma table pour converser autour d'une bonne bière, et un futur amant aux tendres sourires près de moi, je serai le plus heureux des hommes.


    codage par LaxBilly.


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